‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 324 sur 382 · Par exemple, cette eau sale, v. I. IT, c. 34 à la fin · texte numérisé non relu

Par exemple, cette eau sale, v. I. IT, c. 34 à la fin

3. Il laisse échapper cette exclamation : « O theriacam inerrabilem, o pigmentum ineffabile, o antidotum laudabile, o purgatorium, ut ita dicam, caeleste, quod medicorum vincit argutias, » etc.

4, Remarquons que, pendant une épizootie, l’on traçait le signe de la croix sur le front et sur le dos des animaux avec de l'huile des lampes de la basilique du saint (1. IIT, c. 18). On employait donc un moyen semblable à celui que préconise le poème d'Endéléchius (v. p. 338). Cf. la cure des chevaux, I. III, c. 33.

Martin (1). On trouve indiquée, à la fin du livre, pratique qui en montre la tendance édifiante : « C doivent faire voir au lecteur qu'il ne peut se sauver protection des martyrs et des autres amis de Dieu.

Dans la composition de cet ouvrage, comme da livres qui sont consacrés à la glorification de sa saint Grégoire avait encore un intérèt personnel; « en cffet n'avait-il pas été son patron ? Ce n'était pour l'ouvrage qu'il composa ensuite, en 586-87, e! titre, De gloria martyrum. Écrire des hagiographies chez lui, on le voit, à l’état de besoin.: c’est ce qu’ prologue qui précède cet ouvrage; il se rapporte s ce livre (2), et non pas au recueil hagiographique Grégoire y oppose la composition des légendes : mythologique des païens; la première convient a Il n'a pas tort assurément, mais, dans un sens at Grégoire n’a pas pensé : chez lui, ce parallèle sig littérature édifiante des légendes est une littérature destinée à faire le charme de l'imagination et de le tion. Ici, il veut raconter également les miracles lesquels sont restés cachés jusqu'à ce jour. Il ne se néanmoins à ces nouvelles ecclésiastiques ; il : même pas avoir l'intention de le faire, il trou quelquefois le récit d'événements depuis longten de tout le monde : il a puisé, par exemple, dans le ; non de Prudence (ch. 41, 43, 91, 93), dans les À saint Paulin (c. 104); il indique ces sources et il ci sages de ces auteurs. Il débute par des miracles qui tent à Jésus-Christ et parle même de ceux que le opérés lui-même ; il raconte, par exemple, qu'on encore, à Bethléem, dans un puits, l'étoile qui guida c'est son diacre qui le lui a rapporté et il l'avait yeux; il fait le récit des miracles opérés par les rel

4. On y trouve, il est vrai, çà et là des particularités rema exemple, le récit du magicien qui voulait guérir un jeune homr . 2. C'est ce que montre clairement ja fin de ce prologue ; 1 ällusion aux miracles de l'Évangile, qu'il raconte dès le début

3. Quoique le livre soit à la tête de ce recueil hagiographique

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vraie croix, dans le couvent de sainte Radegonde (c. 5); de ceux qui se rattachent aux saints clous, à la couronne d’épines, etc.; de ceux qui eurent lieu plus tard concernant des tableaux du Christ. Il rapporte notamment (c. 22) que, dans une église, un Juif pratiqua, pendant la nuit, un trou dans un de ces tableaux ; le sang en découla aussitôt, en sorte que ce fut la trace du sang qui trahit le Juif; il avait, en effet, remporté le tableau chez lui pour le brüler. Ce récit est plein d'intérêt par rapport à l’histoire si souvent traitée, au moyen âge, de la sainte Hostie percée par un juif. À ces miracles relatifs à Notre-Seigneur viennent se rattacher céux qui ont été opérés par la sainte Vierge et les Apôtres, surtout par leurs reliques, dont l’auteur raconte ici plusieurs traits peu connus. Après avoir parlé encore d'un certain nombre d’autres martyrs et de leurs miracles, l’auteur passe à saint Saturnin (c. 48) et, par lui, aux martyrs de la Gaule, auxquels il consacre la majeure partie de la deuxième moitié du livre. Ce sont leurs miracles qui forment ici le sujet principal du récit (1). A la fin, l’auteur propose dans les martyrs, un exemple moral à imiter ; chaque homme en particulier, dit-il, armé de la croix et combattant contre les vices, peut prétendre à la couronne du martyre.

Ce livre est sans contredit plus intéressant que les précédents, car il contient des données dignes d'attention. Celui qu'il composa immédiatement après (586-88) et qui a pour titre, De gloria confessorum, en est comme une sorte de continuation. Dans celui-ci, ce ne sont plus des martyrs, mais d'autres Saints qui sont les héros des miracles moins éclatants qu'il raconte. Ces confesseurs appartiennent, eux aussi, à la Gaule, à la région de Tours en particulier, à celle d'Averna et aux pays environnants ; les sources consistent ici davantage dans la tradition orale; saint Grégoire le dit expressément

1. C'est ainsi que saint Grégoire dit, à la fin du c. 104, après avoir parlé de saint Félix de Nole : « Sed ad Gelliarum martyres recurramus. » Parmi les légendes de martyrs n’appartenant pas à la Gaule, faisons remarquer celle de sainte Eulalie de Mérida (c, 91). et celle des sept dormants (c. 95), qui se trouverait iei pour la première fois dans la littérature de l'Occident. A la fin, l’auteur renvoie à une traduction latine de leur « Passion, » qu’il a faite lui-même avec l’aide d’un Syrien.

pour quelques unes d'entre elles. Parm elles-mêmes, nous trouvons maints dé point de vue de l’histoire de la civilise qu'il dit, dès le début (c. 2), touchant remarquable et à laquelle le peuple « encore; cette tradition fut christianisée de saint Hilaire. Le prologue de ce liv plus tard (v. Monod, p. 44, rem. 3), est € en ce qu’il nous montre les plaintes « Grégoire au sujet de son ignorance de

Dans le même temps que saint G livres de miracles, comme aussi plus différentes Vies de Saints qu’il édita d’ quelques-unes dans son Histoire des Fr tieurement en un tout et les publia s trum. Plus tard, il enclava ce livre dan phique, à la septième place, et, à cet le titre de VitAE patrum en celui de alors seulement qu'il écrivit la préface y compare ce dernier avec le livre qui confessorum. De mème que, dans celu raconter des miracles opérés par les « mais que, pour quelques-uns, il a dit il est vrai, ceux qu'ils ont faits penda dans celui-là, il n’a fait que décrire, m les actions accomplies par les saints pe concorde également avec celui-là par ct

4. .… « Saepius pro maseulinis femines, pro { masculins commutas : qui ipsas quoque praepc tatorum observari sanxit auctoritas, loco debit pro ablativis sceusaliva eL rursum pro sccusai ainsi qu'il s'adresse à lui-même la parole, Le gt par le genre masculin; la préposition in est appellerait l'accusatif.

2, C'est ainsi que je comprends ce qu'il dit, € préface du livre, s'il faut employer le mot vite je m'appuie, d'un côté, sur le passage de l'A haut (p. 610, rem. 1), et, de l'autre, sur celui « face du livre De gloria confessorum (v. p. 61(

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