‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 72 sur 382 · DE SODOMA ET DE JOXA · texte numérisé non relu

DE SODOMA ET DE JOXA

nive, qui, du reste, se trouve dans un Codex, serait mieux approprié à cet ouvrage (1). De cette circonstar résulte déjà que le deuxième poème n’est qu'un torse : € restait précisément à raconter, c’est la pénitence que fit A et le pardon que Dieu lui accorda. Les deux poèmes son jours réunis dans les manuscrits et il est d’autant plus qu'ils sont d’un seul etmême auteur, qu'ils se ressemblent plètement non seulement dans la langue, le style etle n mais encore dans la manière dont le récit biblique est t La grandeur seule des poèmes, comparée aux passages © pondants de la Bible, montre la liberté et l'iidépendant poète : aux vers 19-97 du fragment de Jonas, correspo seulement les versets 3-16 chap. I du prophète Jona: conséquent soixante-dix-huit hexamètres pour treize y de la Bible, et le rapport est le même dans l’autre opu L’élargissement de la matière est amené par le récit dt des descriptions (dans le premier poème, par exemple, 1 cription de la mer Morte; celle de la tempête, dans le sec ces descriptions sont aussi vivantes et vraies qu’elles poétiques. On y trouve des images et des comparaisons reuses, et parfois des métaphores qui ont presque un ! tère moderne (2). C’est ainsi que la narration de ces gra poèmes, comme les appelle avec raison Luc. Muller, est originale qu'entraînante, malgré les défauts de la lang du mètre qu'il faut rejeter sur le compte de la transm corrompue ; spirituel partout, le premier contraste consi blement, sous ce rapport, avec la partie correspondante Genèse attribuée à Juvencus ; elle est ici très abrégée :

1. C'est l'opinion de Luc. Muller qui, le premier, reconnut les r& respectifs des deux poèmes. Mais je ne partage pas plus que lui l« que le titre De Minive soit le titre original. Les motifs qu’il en dont moins convaincants pour moi que la matière biblique elle-même qui être d’un poids bien décisif pour le titre.

2. Il y est dit de la baleine (Jon. v. 91): « Cumque viro cœli pelagique voravit ; » voici pour l'esprit: « Nec mare vivit ibi, mc maris ipsa maris pax » (Sod. v. 139), dit-il de la mer Morte dans l: eription de laquelle ila, au reste, mis Solin à profil; bien réussie comparaison de Sod., v. 62 et s. L. Muller a déjà montré combien le truction du vers relève le pittoresque de la narration; v. surtout v. 92.

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