‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 73 sur 382 · VICTORIN · texte numérisé non relu

VICTORIN

rien de commun avec le poème Sodoma. Il y a encore à remarquer, dans ce dernier, que le poète ramène le mythe de la chute de Phaéton à l’embrasement de Sodome et de Gomorrhe et qu'il oppose, comme la vérité à la fable, aux antiques métamorphoses le changement de la femme de Loth en une statue de sel à laquelle il attribue en outre de merveilleuses qualités (1) : ainsi laisse-t-il apparaître son poème comme un pendant chrétien aux célèbres ouvrages d’Ovide. Par là nous voyons, dans tout son jour, la culture classique de l’auteur. Il y a, dans les deux ouvrages, un trait particulier et qui, encore un coup, plaide en faveur d’un seul auteur, c'est la propension à rendre d’une manière symbolique les récits de l'Ancien-Testament : le châtiment de Sodome et de Gomorrhe est le symbole des peines de l'enfer (2), et le sort de Jonas celui de la résurrection du Christ et de l’immortalité (3) corroborée par elle : cette dernière circonstance confirme avec évidence cette assertion que le second poème est un fragment (4).

Le Carmen de fratribus septem Macchabæis interfectis ab Anhocho Epiphane (5) attribué le plus généralement à Victorin (6), nous montre une manière encore bien plus libre

4. La statuc de sel subsiste encore, affirme l’auteur ; tronquée, elle se rajuste d'elle-même ; bien plus, elle montre toujours sa nature féminine par Jes Menses qui durent encore. Sod., v. 121 et 8.

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