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et dural si longtemps .' Il eel en effel Bon ouvrage el non celui du hasard ou du destin. L'on comprend généralement sous ce dernier L'influence des astres : Bain! Augustin profite decette idée pour faire nue Longue digression polémique contre L'astrologie. .Mais si l'on comprend (comme le foni les stoïciens sous le nom de Fatum la connexion et la Bérie de toutes Les causes (connexio et séries omnium causarwn), ce par quoi arrive tout ce qui arrive, en ce cas, dès que ces causes sonl soumi à la volonté el à la puissance du Dieu suprême, Le mol Fatum n'est qu'une expression impropre pour désigner la pro"\ Idence divine (c. 8). Vient ensuite une digression nouvelle et plus longue sur la providence et notamment sur les rapports de la prescience de Dieu avec le Libre arbitre de l'homme; alors Beulemenl arrive la question principale (c. 12). Les Romains doivent la suprématie sur l'univers à leur amour de la gloire : de là se dégagea d'abord l'amour de la Liberté, puis L'amour de la domination sur des autres nations. Le moyen par lequel ils aspirèrent d'abord à la gloire était le courage {virtus). L'ambition, un vice en elle-même, semble néanmoins, dans les temps qui ont précédé le christianisme, être une vertu en ce Bens qu'elle fit disparaître des vices plus hideux, comme la soif de l'or. C'est ainsi que Dieu donna la domination du monde aux Romains ; mais, avec cette gloire, leur virttts avait reçu toute sa récompense. C'est ici que déjà saint Augustin oppose à cette cité terrestre, civitas terrenn, la cité céleste, civitas cœleslis (c. lo s.). C'est également à cause de ce royaume de Dieu que l'Empire romain toucha aux extrémités de la gloire humaine [ad humanam gloriam)] le patriotisme des Romains était destiné à montrer aux citoyens du royaume de Dieu le grand amour qu'ils doivent avoir eux-mêmes pour la patrie céleste et la récompense de la vie éternelle, en voyant que les Romains avaient tant aimé la patrie terrestre pour le seul amour de la gloire humaine. Cela doit aussi préserver les bons de la vanité de l'esprit. Qu'y a-t-il de grand, en effet, à renoncer aux joies de ce monde en faveur de la patrie éternelle, quand nous voyons un Brutus sacrilier la vie de ses enfants pour la patrie d'ici-bas (c. 18)? — Tout ce récit est plein du sentiment très vif de la grandeur romaine, et l'auteur
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y énumèrc encore d'autres actions d'éclat du peuple romain. Toile est donc, dans ses traits principaux, la première section de la première partie. Dans la deuxième, saint Augustin se propose démontrer que le polythéisme est tout aussi inutile pour la Aie éternelle que pour la vie présente. Il se livre d'abord à une critique profonde de la mythologie antique, telle qu'on l'avait conçue précédemment et qu'on la concevait encore alors, telle enfin qu'on la trouvait dans le livre célèbre de Varron, le plus détaillé et le plus remarquable sur le sujet. 11 servira de hase à ses recherches (1), et il ne fera que développer ce qu'il a déjà esquissé dans le livre quatrième. Varron distinguait trois sortes de « théologies, » la théologie fabuleuse, la théologie naturelle et la théologie civile, theologia fabulosa, naturalis et civilis : la religion de la poésie et surtout du théâtre, celle des philosophes et celle de l'Etat. Dans le livre sixième, saint Augustin traite tout d'abord de la première et de la troisième, car d'après lui les deux n'en font qu'une et la religion des sacra ne se distingue pas essentiellement de celle du théâtre (c. 7). Il en montre ici l'immoralité et l'absurdité. Dans le livre septième, il continue de développer ce sujet, et il soumet à un particulier examen les premiers d'entre les dieux, les dii selecti. Ensuite il passe à la théologie naturelle de Varron et montre que l'interprétation physique elle-même du stoïcisme, adoptée par Varron, n'est pas capable de sauver le polythéisir .,'.
Ce n'est que dans le livre huitième qu'il aborde le sujet principal de cette deuxième section, la théologie naturelle de son époque et l'explication philosophique de la mythologie par le néo-platonisme. C'est en effet seulement dans le système de cotte philosophie, que la question traitée par saint Augustin commence à jouer un rôle. Il explique d'abord que les Platoniciens surpassent tous les autres philosophes, quant aux idées religieuses ; plus que tous les autres, ils se rapprochent du christianisme. Il fait voir ensuite, dans ce livre comme
1. C'est à cette circonstance que non seulement nous devons une connaissance exacte de cette partie de cet important ouvrage perdu (Antiquitates rerum humanarum et divinarum), mais que nous en possédons encore divers extraits textuellement rapportés.