V. v. 65 sq
2. V. là -dessus, Brockhaus, Op. c, p. 151 sq. '■). V. Bunsen, Hippul., 1, p. 158.
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amour, se comprend évidemment lui-même sons le nom d' étrangers. Il Irouva, graves dans L'abside do L'église bâtie sur son tombeau avanl Constantin Lui-même, Les hexamètres de Damasc en L'honneur de l;i sainte (1). C'est ainsi que nous voyons, même ici, L'influence de Damase, quelque Faible qu'elle dùl rester, \ u la sécheresse du petit nombre de vers de son épigramme. Le récil de La Légendea aussi, dans Prudence, un cachet particulier. La jeune vierge, condamnée au lupanar, est exposée nue, en public, au coin d'une rue. La foule détourne les yeux : seul, un jeune homme ose porter but elle un regard coupable; mais aussilôl il est frappé de la foudre, par un châtiment du ciel. Cependant, à la prière de la jeune vierge, il recouvre la santé et la vue. Après avoir ensuite dépeint sa mort par Le glaive martyre que la jeune iille salue avec transport , le poète nous la décrit s'élevant au ciel et jetant un regard sur la terre qui lui montre encore une fois, cornue il L'expose en termes éloquents, la vanité et la misère de relit; vie, ses chagrins qui semblent n'avoir pas de (in et le si courte durée ! Cette hymne, composée t\r cent trente-trois vers hendécasyllabiques alciens, termine dignement ce livre; e*est, sans conteste, la meilleure. Elle se distingue surtout par l'unité de la composition et par plusieurs dét ii!s très riches de poésie.
S'il m'est ici permis de faire abstraction du poème épigrammatique, donné comme hymne huitième et qui s'est égaré parmi Les hymnes des Peristephanon (j'en ai du reste déjà parlé . il ne me reste plus qu'à mentionner l'hymne dixième, dont je n'ai encore rien dit et qui est consacrée à saint Romain. Au témoignage d'Eusèbe, Romain était diacre de Césarée, cl il fut misa mort pendant la persécution de Dioclétien. ('rite hymne, qui est très Longue, nous donne non seulement le tableau plein de recherches, de variété et de détails du martyre du saint, mais elle contient — etc'esl là-dessus principalement
1. Son épigramme finit par : « inclila virgo, » <•! le début de l'hymne
« martyiis inclit.-f1 <■ n.niitre les rapport- tux. D'ap I ButJ-
(Beschreibung von Rom, Abtli. III. Vol. Il, p. 148 . on trouve là encore
cette épigramme, mais la pierre v a été replacée après coup V. Merenda's
Proleqg. zu Damasus, XIII.
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que repose son étendue — dans les Longs discours du martyr, qui parle même après qu'on lui a coupé, la langue, une apologie détaillée du christianisme avec une polémique obligée du paganisme (1). La narration a plus d'un lien commun entre elle et celle de la deuxième et de la cinquième hymnes, avec cette différence toutefois que l'élément rhétorico- didactique domine ici.
Jetons, en terminant, un regard d'ensemble sur toute la collection du Peristephanon. On ne saurait nier qu'on y trouve, outre la variété des poèmes déjà signalée au commencement de cette élude, une grande variété dans la manière de traiter le sujet, au point de vue purement esthétique. Dans les uns, c'est le style lyrique, dans les autres le style épique, parfois même le style didactique qui domine; et. en général, il est toujours mis en harmonie avec le mèlre de l'hymne; souvent même le premier de ces styles se joint au second et produit un ctfet dramatique. Conformément à cela, l'Eglise n'a adopté des hymnes de Prudence que certaines parties détachées, comme, par exemple, pour l'hymne de saint Laurent ei celle de saint Vincent (2). — C'est aussi une chose cligne de remarque de voir combien d'art et de choix nous offrent souvent, au point de vue esthétique, les débuts de ces hymnes (3), et la riche variété que le poète sait y répandre.
Les autres œuvres poétiques de Prudence, indiquées par lui-même dans la préface de l'édition complète, appartiennent au domaine de la littérature didactique et de la polémique. Cette poésie suit tout d'abord chez lui (comme déjà dans Commodien) (4) la marche de la prose dans la littérature polémico-apologétique, telle que nous l'avons vue fleurir dans la première période de la littérature chrétienne latine, en face du paganisme et de l'hérésie. Prudence se rattache ici lui-
1. Il est à remarquer qu'un épisode de cette hymne se rapporte au martyre des sept Machabées. v, 751 sq.
'2. V. Daniel, Thés., I, p. 136 s. et Prudence, édit. de Arévalo, I, p. 54.
'A. Exemple de la lre hymne : «Scripta sunteoelo duorum martyrum vocabula — Aureis quae Christus illic adnotavit litteris, etc., » ou de la. 2e : « Antiqua l'anorum parens — Jam Roma Christo dedita, etc. »