‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 157 sur 353 · i \iniiw \ \ i m i ii \ de s. mi ri i :;'T · texte numérisé non relu

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en ce que le poète \ explique les tifs du culte des Baints el

des reliques en général : c'est | r purifier el guérir Le monde

qui étail encore enlacé dans les liens du paganisme, que Dieu ;i répandu en ions lieux les saints an qualité de médecins (1) avec les apôtres à leur tête. Pour prolonger leur action au delà de la brièveté de la vie humaine, il a accordé à leurs restes mortels une puissance ourative (v. 2H'.\ sq, : ces restes peuvent,par leur translation, répandre également la grâce dans des pays que les saints n'ont pas foulés de leurs pieds. C'esl Constantin qui, le premier, introduisit celle coutume des translations, en fondanl sa nouvelle capitale v.321 sq, . Il raconte ensuite le vol d'une lampe en croix, très précieuse, qui disparut de l'église de Saint-Félix et qui fui recouyrée d'une manière miraculeuse. Le douzième poème (quatre cent quarante hexamètres traite aussi de deux miracles du sain! : le treizième par contre, offre encore un intérêt spécial. La Forme [e rend déjà remarquable. 11 n'esl pas, en effet, comme les autres, écrit seulemenl en hexamètres, mais le mètre varie (2). Dans les lmii cent cinq vers qu'il comprend, les soixante-dix premiers sont des hexamètres; viennent ensuite cenl quarante-huit Irimètres iambiques, suivis eux-mêmes de trente-six distiques el enfin de cinq cent quinze vers hexamètres. Pour ce qui est du contenu, le poète parle d'abord du rétablissement de la paix en Italie, après la défaite de Rhadagaise, arrivée l'année précédente iM-'i par l'intercession des saints et, conséquemment, parcelle de saint Félix. Passant ensuite aux grâces spéciales qu'il doit à saint Félix lui-même, transition qui a pour 1ml d'amener son panégyrique, le poète rappelle d'abord la présence d'hôtes pieux de la famille de Melanie, lait leur éloge et raconte toutes les faveurs que, depuis sa jeunesse, il a ob-

1. Paulin y nomme les principaux saints et les pays où ils ont exercé leur action : St Ambroise, clans le Latium; St Vincent, en Espagne; Si Martin, en Gaule; St Delphin, en Aquitaine, v. lô:! sq.

2. '.'est ainsi que le poète motive cette variation, \. •"><> sq. :

El centra solitmn vario modulamine morum, Sicut et ipse Felix). mini varias parit omnibus annis Malerias, mutabo modos, serieque sub una, Non una Mil' lege dati pede carminis ibo.

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tenues de son saint protecteur (v. 294 sq.). C'est là que nous trouvons les plus intéressants documents pour l'histoire de la vie de saint Paulin. En terminant, il nous raconte l'ouverture du tombeau du saint. — Enfin celui de ses poèmes dont il ne nous reste que des fragments (trente-cinq hexamètres) a trop peu d'importance pour occuper plus longtemps notre attention.

Dans ce genre spécial de poésie panégyrique, alors si en vogue dans la littérature profane, il faut ranger encore un des plus anciens poèmes chrétiens de saint Paulin; il fut, selon toute apparence, composé à l'époque où le saint embrassa d'abord la vie ascétique (1). Son héros est saint Jean-Baptiste, le premier ermite de la Nouvelle-Alliance ; c'est comme tel qu'il est célébré par le poète, lequel consacre égalementàl'ascétisme quelques vers pleins d'enthousiasme. Ce poème comprend trois cent trente hexamètres. C'est également à cette époque que nous devons rapporter les trois Paraphrases des Psaumes que nous possédons de saintPaulin : l'une, en cinquante-un trimètres iambiques, commente le psaume Ier; l'autre, en trentedeux hexamètres, le psaume IP, et la troisième enfin le psaume CXXXV1I dans soixante-onze hexamètres. Ces poèmes sont tout aussiremarquables au point de vue historique et littéraire qu'au point de vue esthétique. Nous y voyons apparaître un genre spécial de poésie chrétienne qui a été cultivé dans toutes ses variétés non seulement au moyen âge, mais même dans les temps modernes et jusque dans les littératures les plus diverses de notre époque, et qui a produit quelques ouvrages remarquables. L'enthousiasme véritable qui remplit et anime ces chants de l'Orient, devait s'emparer facilement des poètes paraphrastes ou auteurs de paraphrases. C'est ainsi que ces trois poèmes de Paulin, les deux derniers surtout, doivent être rangés parmi les meilleures de ses productions; malgré toute l'élégance, vraie souvent, de l'expression, on ne peut s'empêcher d'y admirer la fidélité avec laquelle ils rendent l'original dans la traduction latine.

Nous ne possédons que peu de chose de la lyrique de saint

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