PETITS POÈMES POLÉMIQ1 | B .'i.'lT
violemmenl provoqués par les menaces des fanatiques réactionnaires (1). Le poème comprend cent vingt-deui hexamètres ci il esl en partie très défectueux sous Le rapport de la langue el du mètre.
L'autre poème polémique accuse un caractère encore plus personnel, vu que le destinataire contre qui il est écril n'est pas même désigné par L'auteur comme étant Le représentant du paganisme. On L'avait précédemment et tout à fait à tort attribué à saint Cyprien : il comprend quatre-vingt-cinq hexamètres el a pour litre : Ad Senatoremexchristianareligione ad idolorum servitium conversum (2). Avec une ironie fine et qui ne manque pas d'esprit, L'auteur flagelle ce renégat et il le fait en vers, parce que ce dernier a toujours aimé la poésie. Un fait digne de remarque, c'est que le retour au paganisme de cet homme éminent, qui avait été consul, consiste aussi il ans L'initiation au culte secret <lc la Grande Mère et d'Isis; le premier de ces cultes esl stigmatisé ici comme étant d'une immoralité monstrueuse. Ce poème nous montre, dans le sénateur, une de ces natures malheureuses qui, mécontentes du scepticisme d'alors, cherchaient Dieu en vain sous toutes les formes, et pour qui le christianisme Lui-même n'était autre chose qu'un mystère nouveau. Voilà pourquoi le poète lui dit (v. 46) : h En adorant tout, tu n'adores rien ! » Le christianisme luimême ne l'a pas satisfait, « ce philosophe, » et il a cherché son salut dans les cultes secrets; mais une trop grande quantité do nourriture nuit à la santé, même dans la sagesse. En terminant, le poêle lui montre le châtiment terrible qui ne peut manquer d'atteindre le renégat, et il espère que, parvenu à l'âge mûr, il rentrera dans le hon chemin (3).
Le troisième poème, qui a une tendance purement apologétique et qui, par elle seule, est rangé dans le cycle de la poésie chrétienne, ollre un caractère tout différent «les deux autres dont nous venons de parler. C'est un poème bucolique en tivnle-