V. S. Paulin, Vita Ambros , c
2. Dans l'éd. de saint Cyprien par Hartel v. plus baut p. 67, rem. 1), Purs III, p. 302 sq.
3. Co mètre est formé de trois petits asclép. et de un glycomen, connue »huis Horace. Od., I, G, 15, 24, etc.
338 ÉNDELECHIUS [303.]
trois strophes d'Asclépiade (du troisième mètre asclép.) (1); c'est l'œuvre gracieuse d'uu rhéteur chrétien, Endelechius (2), appelé aussi, à ce qu'il paraît, Severus Sanclus; ami de saint Paulin de Noie, il l'avait engagé à écrire le panégyrique de Théodose (3). Deux bergers s'entretiennent ensemble ; l'un demande à son compagnon d'où provient le chagrin qui se redete sur son visage ; celui-ci répond que, à la suite d'une peste bovine récente, il a perdu tout son troupeau. Il en décrit tous les détails avec plus de rhétorique que de poésie. Mais voici venir un troisième berger, Tityre, qui, la joie dans l'âme, conduit son troupeau. Les deux autres lui demandent quel dieu le préserve de la ruine. Il répond : C'est le Dieu qu'on adore dans les grandes villes, comme étant le Dieu unique; c'est le Christ, gloire de la divinité éternelle et son unique Fils. Le signe de la croix sur le milieu du front des animaux était pour eux un signe certain de salut (4) ! Il suffit de croire en lui. Ce ne sont point des sacrifices sanglants qu'il exige ; c'est la purification du cœur. — Là dessus, ils prennent tous deux la résolution de devenir chrétiens : cosigne, qui chasse la peste, doit bien aussi pouvoir aider l'homme à arriver au salut. La scène se passe on Gaule, ainsi que le montre un passage (v. 22 sq.), et la Gaule était probablement la patrie d'Endelechius, bien qu'il fût professeur de rhétorique à Rome (5) et qu'il ait dû y écrire ce poème vers le commencement du vc siècle (6).
1. Severi sancti Endelcchii rhetoris et poetae christiani Carmen bucolicitm de mortibus boum, éd. F. Piper, Goetlingen, 1835. De plus, dans l'Anthologie de Riese, Pars I, Fasc. II, N° 893.
2. Car le titre du missel est : Incipit carmen Severi Sancti, id est End.leichi (sic) Rhetoris de mortibus boum.
3. Ainsi que Paulin lui-même l'écrit à Sulpice-Sévère, Ep. 28.
4. Signum quod perhibent esse crucis dei, Magnis qui colitur solis in urbibus, Christus, perpetui gloria numinis, Cujus filius unicus .
Hoc signum mediis frontibus addictum Cunctarum pecudum cerla salus fuit. V. 505 sq.
5. Pour le moins entre 390 et 400; v. Jahn, lieber die subscriptionen in den Handschriften römischer Classiker in Bericht, der sächs. Gesellech. der Wisscnsch. III, p. 332.