‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 184 sur 353 · Voy. YitaMart., c · texte numérisé non relu

Voy. YitaMart., c

2. d Nonnuli ex episcopis, impie repugnabant, dicentes scilicet, contemptibilem esse personam, indignum esse episcopatu hominem vultu despicabilem, veste sordidum, crine deformem. » Vita Mari., c. 9 et cf. là-dessus c. 27, 3.

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païens. Le reste du livre es! rempli par l'histoire de ses guérisoiis prodigieuses, de son commerce avec les onges, el de ses luttes contre le démon qui lui apparaît tantôt sous la forme du Christ [ainsi qu'on le rapporte également de moines d'Egypte . ci tantôt sous la forme de divinités romaines, Mercure, Vénus ou Minerve. En terminant l'auteur parle <le ses rapports personnels avec le Saint el il fail de son héros un portrait <■< »mis , mais caractéristique.

Même dans cet ouvrage, dont I»' si\ le est rempli de réminiscences classiques (1), Sévère ne renie nullement sa culture classique, malgré qu'il s'en excuse, avec beaucoup de coquetterie littéraire, dans la préface qu'il adresse à son frère. La différence entre cet héroïsme chrétien et celui du paganisme, ainsi que entre leurs biographes respectifs, est d'autant plus tranchée que cette culture se montre davantage dans le style de l'auteur chrétien : Sévère le fait remarquer dans l'introduction. Quand, à une époque où les sceptiques n'étaient point rares '2 , on voit un homme d'une si haute éducation intellectuelle, homme qui avait, dans sa Chronique, fait preuve de sens historique et promis, à diverses reprises, de ne dire que la vérité, relater sans critique des miracles qui, d'après ^"ii propre récit, apparaissent bientôt après comme des faits naturels (3), on ne peut pas ne pas constater à nouveau la puissance que

I. Ainsi qu'il dit des vertus des saints : « Non si ipso, ut ahmt, ab intens Ilomerus emergeret, possei exponere. » C. 26.

-'. C'est ainsi que nous le rapporte Postumien, au Dialogue I, c. 26 : on accusait même Sévère d'avoir inventé plus d'un trait, dans la Vie de saint Martin • te in illo libro plura mentitum »). Voici celte remontrance remarquable que lait Postumien : « Non est hominis vox ista, sed diaboli, nec Marino in hac parte detrahitur, sed fuies evangelica derogat>:r. Nain cum Dominus ipse trsiat us sit istiusmodi opéra, quae Martinus imptevit, ab omnibus (îdelibus esse facienda, qui Martinum non credit ista fecisse, non credit Christum isla dixisse. »

'■'. Il faut y rapporter une grande partie des ^uérisons miraculeuses du Saint qui, il est facile tic le voir, possédai! des connaissances médicales et qui semble n ml avoir été un habile ocu iste (voir la guérison de

Paulin, c. 19, où saint .Martin se sert d'un pinceau . Il va sans dire que suint Martin rapportait ses guérisons à la grâce de Dieu et ne se mettait à l'œuvre qu'< n comptant sur l'assistance divine : c'est ce que faisait aus<i un Jung-Stilling ; le mot : « la foi rend fort» s'accomplissait en eux. — Cf. ici, du reste, Dial. \, c. ;>.

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