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rablc en Gaule, I lassien, qui, dans une de tes ( oiiations, avait développé cette opinion, ainsi que nous l'avons fail remarquer précédemment. Nous avons très peu de dates certaines sur la vie de saint Prosper; heureusement, celles que nous avons - 1 rapportent immédiatement à son action comme littérateur. ('.'••tait un laïque savant qui avait étudié avec beaucoup de su. ers dans 1rs écoles de .sa patrie, toujours Qorissantes el à la tète du mouvement littéraire l . S'étanl fixé dans la Provence, apparemment a Marseille, c'esl vers 1 an ï2H qu'il apprend d'abord, par un écrit de saint Augustin, à connaître le semi-pélagianisme, qui s'étendait dans le sud de La Gaule.
Celle circonstance le détermina à écrire deux ouvrages qui
axaient pour but de faire connaître sa doctrine : Dr praedestinatione sanctontm el De dono perseverantiae. l'eu de temps après, Prosper se met lui-même en campagne contre les adversaires de l'augustinisme dans une série d'écrits dont l'un des premiers, sinon le premier même, est son poème Deingratis, composé entre '429 el 130, avant la mort de saint Augustin. Parmi ses écrits polémiques en prose, le plus remarquable est celui qu'il écrivit deux ans plus tard contre Cassien : De gratta Dr/ ri libero arbitrio, et qui porta ensuite un sous-titre, contra Collatorem, d'après Lequel seul il est souvent cité. Nous devons encore noter, parmi ses ouvrages dignes de remarque, les suivants : d'abord, un recueil de presque quatre cents sentences des œuvres de son maître [Sententiarum ex operibus Augustini delibatarum liber); c'est, en même temps, comme une Somme de la théologie de ce l'ère ; le livre est remarquable, même au point de vue de l'histoire littéraire, parce qu'il est, en Occident, le premier dans un genre qui devait provoquer, au moyen âge, des ouvrages importants comme ceux de Pierre Lombard. Ce recueil engagea saint Prosper à écrire ensuite un livre d'Epigrammes. Enfin il composa également une chronique universelle, se rattachant a celle de saint Jérôme el dont nous parlerons plus loin. 11 mourut, selon toute apparence, en l'an ili.'J (2).
1. C'est ainsi que Gennade l'appelle : (De rir M,, e. 84 S nnone scholastieus. »
J. La Chn nique dans sa dernière édition ;'v. plus loin ) se terminant à