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il a trouvé sa patrie. Le Barbare l'opprime, il la rend semblable à un déserl ; mais elle a encore |>lus à souffrir d'un mal intérieur, ihm ennemi secret, par lequel, dans notre inertie coupable, nous nous laissons enchaîner : je veux dire L'immoralilé. Ce que ravagenl les Barbares, on cherche aie réparer, quoique souvent on ail peu d'espoir d'j réussir; mais on ne pense pas ii rendre ses mœurs meilleures. « Rien n'est sacré pour nous que le gain», s'écrie le poète; ce qui esl utile, voilà le bien, et, par euphémisme, on donne au vice le nom de la vertu. On ne cultive que la sagesse de la lern-, el les hommes s'imaginent déjà savoir ce que Dien seul connaît. Les fautes des femmes aggravent encore cet état moral, et nous ne sommes pas étrangers, dit-il, aux fautes des femmes : c'est la parure et le luxe; l'une ne veut pas rester inférieure à l'autre, et, par là. elles ne font que prévenir la sensualité des hommes. Et cette coquetterie est aussi cause que les femmes, méprisant la sasse de saint Paul et de Salomon, prennent plaisir à lire Térence, Virgile, Horace ci Ovide (v. 72 sq.) : en cela, d'ailleurs, elles ne font que suivre notre exemple. Si nous étions meilleurs au point de vue moral, dit le poète en terminant, les ennemis extérieurs seraient impuissants contre les serviteurs de Jésus-Christ. L'abbé a objecté ensuite que les braves -eus ne sont pas si rares que le prétend le poète; celui-ci lui demande alors comment il s'est porté pendant son absence; mais Salmon, que l'heure avancée appelle aux vêpres, remet la réponse au lendemain. — Ainsi finit ce poème qui offre, au point de vue de la civilisation, un tableau intéressant.
:W8 sémliis [358.]