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Parmi les hymnes qu'on attribue à gainl Ambroise, abstraction Faite par conséquent des quatre qui sonl certainemenl authentiques, plusieurs sunt sans conteste égalemenl « I « * co siècle, par exemple : Splendor paternae ff/orùie(l), ou l)i«-n llluxit orbijam dies, que Daniel attribue à saint Ambroise (2). Dans res hymnes apparaît, moins fréquemment que dans celles de sainl Ambroise, ta lutte entre l'accenl du vers e1 l'accent du mot ; la rime y esl plus fréquente; taudis que, par contre, l'hymne Illuminons altissimus se rattache, à ce double point de vue, aux quatre hymnes authentiques do Bainl Ambroiso ; elle s'y rattache également par la composition el l'expression, sans être cependant une simple copie (3), de sorte que plusieurs traits plaident en faveur de la paternité de saint Ambroise (4) et qu'elle est, en tout cas, antérieure aux deux dont nous avons parlé ainsi qu'à celle de Sédulius. Il esl à peine besoin de dire que, dans toutes ces hymnes, la quantité a été observée, car la remarque importante de saint Augustin, que nous avons donnée plus haut (p. 271- 2), montre que le caractère rigoureusement métrique, c'est-àdire conforme à la quantité, était regardé comme une chose si naturelle, qu'il n'admettait point d'exception ; par là se trouve complètement confirmée notre manière de voir au sujet de la forme des vers dans ces hymnes antiques et, en
1. Daniel, Thés, hymnol.,1, p. 24 et s.; Mone, tat. Hymnen, I, p. 373. Aurelianus, évêque d'Arles, en l'ail mention dans sa Regula ; or, sa morl étant arrivée en 555, il s'ensuit que l'hymne a une date antérieure. V. Daniel, 1. c, p. 15.
■1. Möne, Op. c, p. 77 : Daniel, p. Il sq. Il pense que le passage du commentaire îles Psaumes de Cassiodore (l's. 7î, v. 8) se rapporte à cette hymne : on avait jusque-là rapporté ce passage à L'hymne Inluminans altissimus. 11 a raison, en effet, de croire que ce passage convient mieux à l'hymne en question ; mais il n'a pas vu la vraie raison de cette convenance, je veux dire le: Dallor ruborem part ni i I ; toutefois, le témoignage de Cassiodore ne saurait être ici suffisant.
3. Comme, par ex., Sonmo refeclis urhtbits, ou bien Consors paterni luminis. Daniel, 1. c, I, p. 26 et s.
4. Le témoignage même de Cassiodore (v. ci-dessus, rem. 2) confirmerait cette opinion, si le passage cité se rapportait à cette hymne : ce -.Tait assurément le cas si, au v. Il, on pouvait lire ruborctn au lieu de saporem ; mais ce changement de mots n'offre pas de difficulté, V. l'hymne dan.-, Mone, I, p. 7û et dans Daniel, I, p. 19 et s.
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particulier, au sujet de la forme des hymnes de saint Ambro ise (1).