‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 214 sur 353 · DE Dl 0 i [S · texte numérisé non relu

DE Dl 0 i [S

bous nos yeux; le poète parle ensuite <!'■ la mort de Judas : pour grand que lui son crime, il en aurail obtenu le pardon, s'il avait seulement espéré \ . 562 . Telle esl en effel la misé ricorde de Dieu, qu'il exauce même une prière intérieure. Le Chris! lave ims faules dans son sang : mais il nous faut avoir la foi. L'exemple d'Abraham surtout nous mon in- la puissance de la foi : et, à cette occasion, le poète pari«' de la oaissance d'Isaac (v. 020). Le deuxième livre se termine par un éloge généra] de Dieu, notamment de sa miséricorde (v. 687 sq.), dans lequel se trouvent différentes répétitions empruntées principalement à la fin du premier livre. liest à remarquer que l'on voit surtout reparaître la pensée que Dieu relève l'opprimé, abaisse l'orgueilleux; et le poète parle encore, en terminant ce livre, de la délivrance des Juifs de L'esclavage sur la terre d'Egypte et de L'engloutissement de Pharaon.

Le livre troisième (environ sepl cents vers) (l) débute encore en célébrant d'une manière générale la gloire de Dieu, surtout sa bonté, telle qu'elle se manifeste dans la prospérité «les recolles. Il fait ressortir le contraste de l'éfiroïsme des hommes qui pratiquent l'usure, avec les dons de Dieu; et pourtant ce n'est pasleur personne qu'ilsaimenl, ces pauvres fous ! par leur avarice; ce sont leurs héritiers, car ils' perdent pour eux-mêmes non seulement les biens terrestres, mais encore les biens du ciel. Ici le poète parle de la parabole du mauvais riche et de Lazare (v. 54 sq.). Pour l'homme, l'amour de Dieu doit être le premier de tous les biens. 11 doit pouvoir tout lui sacrifier; Abraham en est encore un exemple éclatant : Dieu n'avait exigé de lui le sacrifice d'Isaac, que pour que le monde fût témoin de cet exemple (v. 134 sq.). D'autres encore ont montré <■ comment l'espérance inébranlable en l'avenir leur lit glorieusement sacrifier la vie présente » (v. 1GD et s.). Le poêle parle ici des trois jeunes -eus dans la fournaise et de Daniel dans la fosse aux lions (2). Les miracles de sainl Pierre nous montrent également la puissance de la foi. Mais afin que

Page 1