‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 289 sur 353 · V. plus haut, p. 282 sq. et · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 282 sq. et

3. On n'a qu'à voir le deuxième vers : « Et super crucis trophaeo die triumphum nobilem. »

4. Au nom de sainte Radegonde, Fortunat remercia l'empereur et l'impératrice de ce cadeau, dans un long poème en distiques. Grégoire de Tours rapporte (Bistor. Francor. IX, c. 40) avec quelle pompe cette relique et quelques autres furent ensemble transportées dans le cloître.

5. Daniel, (l. c.,p. 169 et s., et cf. l'éd. deLuchi,p. 90). D'autres hymnes ont été introduites par les éditeurs dans les œuvres de Fortunat ; mais ou bien la critique leur a refusé sa sanction ou bien elle ne leur en a donné qu'une insuffisante, pour mettre leur authenticité hors de doute ; la plupart même portent au front un signe manifeste de non authenticité.

[510.] HYMNES 'iTI

Ce n'esl |),is seulement la tendresse « 1 « * sentiment, mais encore le coloris d'images neuves el magnifiques qui distinguent ceshymnes religieuses de Fortunat. A enté d'elles, nous pouvons en placer nne d'une autre genre qui a la forme des hymnes ambrosiennes de Fortunat et fait un pendant remarquable à ces dernières : c'est une hymne alphabétique sur le retour inattendu <le l'évèque Léontius (I. I, c. 16); cette hymne, qu'on n'a pas fait remarquer jusqu'à présent, est surtout importante en ce qu'elle' montre comment cette poésie hymniqne de l'Eglise devint le modèle d'un genre de poésie profane, et même populaire, qui était composé dans la forme di1 la poésie des hymnes et qui fut chanté comme elles. Pour être dédié à un ôvèque, ce poème n'en a pas moins un caractère tout profane; il n'exprime pas seulement la joie delà population et celle de Fortunat lui-même au retour de l'évèque, mais il fustigo encore, dans sa première partie, un prêtre ambitieux qui, pendant l'absence de Léontius, avait voulu s'emparer du siège épiscopal et avait, dans ce but, répandu le bruit de la mort de l'évèque. Le ton en est si populaire qu'on ne peut s'empêcher de pensera l'hymne de Prudence sur saint Laurent, laquelle est écrite aussi dans le même mètre. Le Caractère populaire de l'hymne de Prudence est même renforcé dans celui de Fortunat par la présence de la rime qui s'y montre aussi pleine que nous l'avons vue dans Sédulius. Nousy trouvons six strophes monorimes (en en comprenant, il est vrai, deux où il y a une simple assonance); une triple rime y est très fréquente, ainsi que les rimes accouplées; très peu de strophes n'oll'rent aucune rime (1). Les deux autres hymnes ambrosiennes de saint Fortunat sont également riches en rimes, mais c'est la rime accouplée qui domine. Dans le Vexilla reyis, la rime produit au début un effet grandiose : la première strophe a la rime u et o, la deuxième la rime a, et la troisième la rime e ; des voyelles fermées et sourdes elle passe, en suivant l'échelle des sons, aux voyelles ouvertes et sonores. Dans les autres hymnes, au contraire, qui ne sont pas en

1. Un exemple de rime croisée, comme dans la strophe Q, est môme loi

une exception.

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