V. par exemple P. II, c
2. Grégorovius en donne un extrait bien traduit, op. c, p. 45 sq.
3. Parmi celles que reproduit Daniel, Thés, hymnol. I, p. 175 sq., je De saurais regarder comme authentiques que les cinq premières et peut-être
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Si. dans ses ouvrages <'ii prose, il nous rappelle sainl Ambroise, on peut dire que, par sa poésie, il se rattache immédiatement à lui. Il ne s'en est pas toujours tenu, il esl vrai, à la forme ambrosienne; il a composé deux, hymnes dans le mètre tic Sapho, ce qui a d'autant plus lieu de nous Burprendre que cef homme se détournait de la culture antique. Quoique saint Grégoire s'éloigne, dans ces deux hymnes, de la forme de saint Ambro ise, il suit partout L'évêquede Milan dans le traitement « précatif » (1), selon l'expression exacte de Mone, el par une tendance morale bien prononcée ; comme celles de sou illustre prédécesseur, ses hymnes sont destinées au culte, et c'est l'intérêl pratique qui certainement leur a donné naissance. Mais elles manquent du charme poétique de la symbolique; elles sont plus sobres et moins imagées que celles de saint Ambroiso; néanmoins la langue en est plus élégante que celle de la prose de saint Grégoire, ce qui est la suite des efforts qu'il fait pour imiter le style de son modèle. Nous rencontrons dans ses hymnes les menus pensées que nous avons vues dans les homélies; il fallait s'y attendre, et c'est ce que Mone a démontré (2). l'ourle vers lui-même, saint Grégoire reste fidèle à la tradition, en observant exactement la quantité (l'emploi qu'il fait du mètre saphique en est déjà une preuve) (3); mais
encore la Bepfième ; parmi colles que lui attribue Mone au contraire, c'est tout au plus si les u"> 72 et t:'. de son recueil peuvent être l'œuvre de saint Grégoire.
1. Ces mots « traitement précatif» signiGent que les hymnes de saint Grégoire ont le caractère d'une prière, comme celles de saint Ambroise. (Xotedes Trad .)
2. Mais la conclusion de Mone, prétendant que partout où a lieu cet accord, l'hymne est bien île saint Grégoire, est une conclusion erronée. D'autres pouvaient plus tard emprunter les pensées de ses homélies.. C'est pourquoi Mone n'a fourni aucune preuve pour l'authenticité des hymnes angéliques nos 30G et 308 de son recueil), contre laquelle s'élèvent beaucoup de témoignages.
3. Quand ïeuflel (2° éd., £ 185, n° 5) dit : « Hiatus et influence de l'accent comme à l'ordinaire » (sic), il est à remarquer qu'il B'appuie, pour justifier ce jugement, sur une strophe non authentique et sur deux passages des hymnes saphiques dont l'un est, pour sûr, et l'autre, probablement, te
résultat d'une leçon fausse. Ce n'est qu'avec la plus grande circODS] lion
de critique qu'on doit se prononcer ici, car on a remanié diversement ces hymnes dans un temps postérieur, alors que l'accent seul régnait dans ce