V. Monod, op. cit., p
3. Die Eosmoijraphie des Istrier Aithikos inlatein. Aussage des Eieronymus, aus einer Leipziger Handschrift herausgeg. von YYuttke. Leipsig,
: a'Avezae, Eihicus et les ouvrages cosmographiques intitulés de ce nom, suivi d'un appendice contenant la version latine abrégée, attribuée à
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comme l'ouvrage d'an philosophe de l'Unie, qui »'y dooni lui-même le nom d'Éthicus, expression «jui ne semble signil ici que philosophe. Cette cosi - pbie ne s'offre point à m comme ane œuvre originale; mais seulement comme la traduction d'un ouvrage que sain! Jérôme aurait composé. <>r, cette dernière affirmation i 'est qu'un mensonge naïf, ainsi que le montre, dès le début, nne citation du poème d'Alcimus A vi tu-. liv. II v.p. 424 ; c'en est assez pour nous faire juger du i 1ère de l'ouvrag I si un pendant chrétien - dupei
païennes, telles que les histoires fabuleuses de la guerre de Troie, de Dictys el i Dares; ce n'étaient aussi, disaient ces derniers I . que des traductions '!'. - . et la dernière des deux nomme l'auteur latin bien connu, Cornélius N< pos, comme son traducteur. I)«' même que Dictys I raient
rapporter des faits qu'ils ont vus de leurs yeux, de même Éthicus prétend avoir parcouru les pays fabuleux qu'il décrit. C'est ici, dans le domaine de la . - tphie, le même charlatanisme que là, dans le domaine de l'histoire. Le contenu de ce livre est une compilation désordonnée de plusieurs ouvrages; la deuxième partie surtout est prise des Etymolog de saint Isidore; mais l'auteur, qui n'a pas les moindres notions de la situation des pays - rémente partout les emprunts qu'il fait d'articli ivent insensés : ajoutes ■ cela des com-
positions, sorties son imagination, relatives aux ] aux peuples el mêlées ensuite, dans un tableau emprunté en partie aux mœui utumes d'autres nations connues. Dan-
ces passages, ce livre ressemble au Voyage à lu lune, de Lucien, et encore plus aux Voyage* tk GuUiver, d< Swift, avec la satin- et lesel en moins, bien entendu. Le fond est donc un mélange de mensonge el de vérité, d'éléments propres et d'éléments étrangers ; de même, la forme offre une sorte de bigarrure; au milieu de ce langage qui jure avec la grammaire, tout connue celui de 1 - lire, on trouve des mots ran -
anciens, voire même g mpruntés à des G - -, ou bien
saint Jérôme etc. Paris. 1852, in-4; Reeentionen ton K.L. Roth in den Heideilberger Jahrbuchern. Ja' 1. C'était vrai pow la première, v. Koerting, Dictys »nd Dares, Halle,
G i4 ethi< i s [575.]
encore des néologismes hybrides destinés à passer un vernis d'érudition sur ce style d'ignorantin. Je renonce à donner l'analyse de ce livre, car, en dépit de sa diffusion, il resta sans inlluence. Je me contenterai de faire remarquer L'importance qu'il prête déjà aux Turcs, lesquels jouent ici le premier rôle parmi les peuples de Gog et Magog-, et sont appelés à exercer les plus grands ravages à l'époque de l'Antéchrist. Les légendes et les allusions qui s'y rapportent son! intéressantes pour l'histoire de la littérature du moyen âge, par exemple, celle d'Alexandre le Grand, qui semble avoir été le héros favori de l'auteur, et celle de la descendance des Francs des ïroyens (1).
L'autre cosmographie, écrite en vers (2), est remarquable surtout au point de vue de la forme. Ce n'est, en général, que la versification d'un extrait du livre XIY (c.3 sq.) des Étymologies de saint Isidore et de quelques passages du livre IX, avec les termes même de l'évèquc de Sévillc, autant que faire se peut. Outre quelques petites additions, l'auteur ne fait qu'une exception en faveur de la partie qui regarde la Gaule ; là, il paraît être original et il appuie davantag-e sur les faits : c'est avec orgueil qu'il y parle des terres (villae) royales, des princes beaux et guerriers, de ces hommes « de la Gaule Belgique, » terribles clans le combat; enfin de la « gloire incommensurable » des Burgondes. On serait tenté de le prendre lui-même pour un de ces derniers; il est certain, en tout cas, qu'il appartenait à l'empire des Francs. Quant à la forme de l'opuscule, il est écrit dans ce télramèlre catalectique trochaïque rythmique dont nous avons parlé plus haut (p. 592) comme d'un mètre des hymnes. L'ictus y règne seul; l'élision ne s'y trouve que par exception, c'est-à-dire là où elle avait certaine-
1. Roth pense que le passage (c. 2G init.) : « Dein Lnsulas Brittanicfe el Tylen navigavit, quas ille JSrufani'ca* appellavit », se rapporte à la légende
de Brutus; c'est ce que nous ne voulons pas décider.
2. Pertz, lieber eine fraenkische Kosmographie des siebenten Jahrhunderts, in Philol. und histor. Abhandlungen der Akademie der Wiss. zu Berlin, aus dem J. 1845. Berlin, 1847, in-4. Dans les manuscrits publiés par cette étude, l'opuscule a pour titre: Versus de Asia et de universijnundi rota.
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menl lieu alors dans la langue de la conversation el dans loa cercles où < -1 1 <• étail encore parlée par exemple :< onjuncta'st ; mais toutefois l'ictus entre çà el là en lutte avec l'accenl du mol l . Partout trois vers se réunissent pour former une strophe, comme dans les hymnes de Prudence el de Fortunat, qui onl le même mètre; c'egl apparemment but elles qu'il a pris modèle. La rime esl assez fréquente, soii qu'elle rapproche les trois vers de la strophe, soil qu'elle n'en réunisse que <l«'n\ . La langue présente 1rs mêmes défauts que chez Frédégaire el chez Ethicus, surtout dans la syntaxe des prépositions 3 Le poème comprend cent vingt-neuf vers (4).