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progressive des esprits étai! marquée par L'unité <•! tendail vers le même but, eudépil des tendances contraires de l'une
et «le L'autre civilisation. Dans u circonférence, les Lignes
qui partent des points les plus divers el Les plus opposés «lu cercle, se rencontrent néanmoins dans un point concentrique. Dana le monde païen, Les éléments du progrès agissent isolément pour la plupart, sans connexion intime, et décomposent ou détruisent presque toujours Les institutions traditionnelles : dans le monde chrétien, au contraire, ils aident à établir de nouvelles institutions au cœurde La société et de L'Etat, ei ils les marquent au coin de L'unité : c'est avec ces dernières que
confondirent, dans les siècles suivants, 1rs débris des institutions tombées.
L'empire romain était devenu L'empire du monde en s'emparant en Orient des restes de l'empire d'Alexandre : du même coup il avait pris possession de toute la civilisation de cette époque. Or, L'apogée de cette civilisation, je dirai plus, l'élément qui la dominait et au service duquel se trouvait déjà la culture romaine, c'était L'hellénisme. Voilà la véritable base de ce cosmopolitisme qui produisit, d'abord dans le camp des stoïciens, les fruits de la civilisation humaine la plus haute. Lors de la fondation de l'empire oriental d'Alexandre et sous son influence, L'idée du cosmopolitisme s'était développée parallèlement avec la philosophie stoïcienne, et connue une partie intégrante de sa doctrine. Elle passa à Home avec l'héritage du héros et se développa, sur le sol romain, d'une manière bien plus forte cl pins prospère. Le sens moral des Romains, d'une part, et, de L'autre, les circonstances politiques, secondèrent efficacement ce résultat. L'on vit enfin réuni, sous la puissance des Empereurs, tout ce qu'on connaissait de VOrbis terrarum,et Rome sembla ainsi être devenue elle-même un Résumé de L'univers (l).Mais alors, la concentration de toute la puissance politique entre les mains d'un seul, qui gouvernait au moyen d'un cabinet composé le plus souvent de Grecs affranchis, eut [tour résultat de bouleverser,
I. Polemo, sophiste du u° siècle, appelait Rome, d'après Galen, un Epitome.
I j INTRODUCTION [S, 6.]
Jans son essence lapins intime, L'État national des Romains: après tout, c'est ainsi que les peuples soumis avj ient élé bouleversés et détruits eux-mêmes. Au surplus, les différences de condition, déjà supprimées vis-à-vis du maître à qui l'on rendait les honneurs divins, avaient ainsi perdu de leur importance. Enfin l'admission aux droits de citoyen romain dont on devenait plus prodigue et l'arrivée des provinciaux aux fonctions les plus élevées, voire même jusqu'au trône impérial, avaient fait disparaître la prééminence du peuple dominateur ; sous Garacalla, ce système de nivellement était déjà complet. L'individu était émancipé, mais aux dépens de la chose publique ; l'homme ne pouvail plus être défini Çwov itoXitiäsv, selon l'expression d'Aristote. Si dans les Offices de Cicéron, la « société du genre humain» universi generis humani societt/s, est un principe d'autorité, Sénèque élèvera l'Etat du monde, (lequel comprend à la fois tous les hommes et les dieux), bien au-dessus de l'Etat national, auquel nous appartenons par notre naissance (1). La parenté de tous les hommes, en tant qu'êtres raisonnables, cette parenté qui exige l'amour de tous les hommes et que les stoïciens avaient tant vantée dès le principe, arrive, chez Epictète, jusqu'à la fraternité, basée sur une origine divine commune à tous les hommes (2), attendu que, chez lui, la pensée philosophique se traduit en considération religieuse. L'identification de l'homme avec le bourgeois, qui faisait la force des républiques de l'antiquité, disparaît donc, et cette disparition forme la base d'une civilisation supérieure qui se manifeste aussi dans les progrès de la législation, dans diverses réformes et jusque dans l'organisation de l'Etat, sans qu'il faille l'attribuer à l'influence du christianisme. C'est parla que le droit romain arrive à cette perfection idéale qui lui mérita de servit de base à la législation de l'Etat moderne et chrétien. La restriction du pou voir paternel dans l'intérêt de l'humanité donne à la femme une position sociale plus digne d'elle, et la loi, dans la protection qu'elle accorde à l'enfant, reconnaît les droits de l'individu