‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 61 sur 353 · Sod., v. 13 et · texte numérisé non relu

Sod., v. 13 et

3. C'est pourquoi les mausolées chrétiens offraient fréquemment, comme en témoignent les monuments qui nous restent, des peintures où Jonas était représenté englouti et rejeté parla baleine. V. des reproductions dans de Rossi, Roma sotteranea, tom. II, tav. XIV.

4. V. les deux derniers vers : « In signum sed enim Domini quandoque futurus, — non erat exitio, sed mortis testis abactœ. r. Cette mention du symbolisme qui apparaît fréquemment seulement à la fin ou qui s'y trouve, du moins, reproduite (ce dernier cas est celui du poème De Sodoma) et qui sert de transition au récit de la délivrance de Jonas, semble avoir engagé un copiste à interrompre ici le poème.

5. Sanctse reliquiw diuim Victorinorum, Fictaviensis anius episcopi martyris, Afri alterhis Caii Marii rhetoris, etc., cum notis et prœfat. A. Rivini, Gotha, 1652; Cf. Beck, De Orosii fontibus. (Dissertât.) Marburg, 1832.

ü. On ne saurait prouver que ce soit là le rhéteur connu de Rome dont S. Augustin {Confess. VIII, c. 2) raconte la conversion au christianisme dans un âge avancé -, mais il est très vraisemblable que le poème a été com-

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de traiter la matière biblique ei <-*-ll«> de l'Ancien-Testament. Ce poème appartient encore vraisemblablement à cette période, à cause de la pureté relative de la langue et de la correction du mètre; néanmoins, et vu surtout l'incertitude complète relative à l'auteur, il n'offre aucun [»oint d'appui pour en déterminer l'époque. C'est le septième chapitre du deuxième livre »les Macchabées qui fournit la matière, on pourrait presque dire le thème des trois reut quatre-vingt-treize bexamè.tresde l'ouvrage. L'auteur dramatise presque le récit biblique dans un style élogieux et qui seul son rhéteur; il l'ail de la mère une héroïne dont les longs discours aux lils et au roi Formen I la principale partie du poème. Les enfants finissent par mourir en l'honneur de la mère qui enflamme sans cesse la rage du tyran, afin que tous sept soient sacrifiés à sa gloire. .Non seulement le poète s'éloigne ici du récit de la Bible, mais il en défigure le contenu. L'esprit dans lequel il traite sou sujet, c'est l'amour de la gloire païenne et romaine : son héroïne nous rappelle de la manière lapins vivante, les héroïnes de Sénèque et celles de-, tragiques français qui L'imitèrent. Cette raison devrait aussi contribuera le rattacher à cette époque. Le choix seul du sujet indique le goût du rhéteur. Les sept frères sont tués l'un après l'autre parce qu'ils ne veulent pas renoncer à la loi Liturgique des juifs et qu'ils refusent de manger de la viande de porc. Le motif d'une semblable mort n'avait rien de bien entraînant pour un chrétien, quoiqu'on y ait vu cependant de bonne heure le plus ancien exemple du martyre (1); mais exécuter sur un seul et même thème sept variations brillantes, était chose tentante pour un rhéteur. La narration est, en conséquence, vide el ampoulée; c'est une perpétuelle répétition des mêmes termes et des mêmes phrases ; le style et la langue sont, en général, ceux de l'épopée romaine d'après Le modèle fourni par Virgile, mais mêlés aux

posé par un rhéteur chrétien. Le l*r août était le jour consacré à. honorer la memoire de ces saints, comme nous le vovons déjà au martyrologe de Bède.

I. On le trouve ainsi qualifié clans l'écrit de saint Hilaire contre Constance, c. 6, et, plus tard, il sera souvent glorifié, comme on le verra dans te cours de cette Histoire.

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expressions les plus prosaïques el les plus triviales; nulle trace d'une expression qui traduise un sentiment vrai. Ces! donc à peine si le génie chrétien se montre encore dans cel ouvrage.

On peut en dire autant d'un autre ouvrage qui appartient très vraisemblablement à la seconde moitié de ce siècle, el dont nous voulons parler ici à cause de sa parenté avec ceux qui précédent. C'est le Ceiito Virgilianus de Proba Faltonia (1). Dans cet ouvrage de mosaïque les faits Jes plus remarquables de rAncien-Testamentjusqu'audélugeelceuxdu Nouveau jusqu'à l'Ascension, sont rapidement exposés à l'aide de vers hexamètres empruntés aux Géorgïques, aux Eglogueset surtout à l'Enéide de Virgile. Il n'est pas invraisemblable que l'auteur ne soit l'épouse (2) de Sextus Anicius Petronius Probus, cette femme célébrée par un Claudienet par un saint Jérôme, et dont le mari, fameux par sa richesse et estimé pour sa culture intellectuelle, occupa les positions les plus élevées sous Yalentinien Ier et sous ses successeurs. Elle composa Y Opuscule, qui compte plus de sept cents hexamètres (3), d'abord pour ses enfants; elle le dit elle-même dans son prologue (v. 12). Il est clair qu'il était destiné à être appris par cœur; il devait réunir ainsi l'avantage de la forme virgilienne au fond de la doctrine chrétienne. Cette dernière, il est vrai, n'y trouve pas son compte. Lesens est souvent complètement obscur, ou ceux-là seuls peuvent le deviner à qui la Bible est

i. Probse Falconise (sic) Cento Virgilianus historiam veteris et novi testameati complexus, recens. J. H. Kromayer, Halle, 1719; Aschbach, Les Anicius et le poète romain Proba. (Dans les Rapports de l'Ac. philos, histor. de Vienne, vol. LXIV, 1870 )

2. Ce qui le semble confirmer, c'est que la donnée de saint Isidore, Script, eccles., c. 5, peut s'entendre en ce sens, en admettant, bien entendu, une erreur facile à commettre du reste et qui consiste à faire de cette Proba l'épouse d'Adelphius, au lieu d'en faire la fille. V. Aschbach, p. 423.

3. La division en petites parties distinctes, donnée dans plusieurs éditions, et dont le titre indique le contenu et facilite l'intelligence, ne provient pas de Proba. Ces morceaux ainsi détachés forment plutôt un tout homogène et se rattachant chacun à la division correspondant aux deux Testaments, qui appartient à l'auteur. Je cite néanmoins d'après ces coupures, vu que je me sers de l'éd. de Kromayer. Le premier prologue qu'il reproduit, d'après un manuscrit romain et qui contient une dédicace à l'empereur Honorius, n'est pas l'œuvre de Proba.

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