‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 62 sur 353 · cbnto viiKiii.iwi a · texte numérisé non relu

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familière: les ooms propres ne pouvaient pas évidemmenl être rt'iiilus. L'expression est fréquemment amphibologique : ce défaut se remarque surtout aus endroits les plus importants, d'où il faut (•(inclure que L'entreprise entière fui manquer et n'atteignit pas mê te but pratique qu'elle \ isait | tj.

Cette mosaïque est même parfois pleine de disparates (2). L'appropriation de la tonne antique se montre donc dans ces cenlons avec toute sa crudité.

Mais cette manière de traiter poétiquement la Bible, d'abord en vers épiques, ainsi que mms L'avons vu dans Juvencus pour la première fois, se développa encore, sous plusieurs formes, pendant celte période. En se rattachant soit à Virgile, soit à Ovide, elle passe à la poésie latine des siècles suivants et, plus tard même, aux littératures nationales, où nous ne trouvons, il est vrai, qu'à partir de l'époque moderne, des ouvrages d'une grande importance historique et littéraire comme la Semaine, de Dubartas, les Seite gtornate, du Tasse, le Paradise lost, de Milton, et la Messiade, de notre Klopstock. Mais, de telles poésies avaient une grande portée intellectuelle dans notre période, car, répandues sous cette forme poétique dans des cercles plus étendus, et employées dans les familles chrétiennes comme moyens d'instruction, (dies durent contribuer puissamment à réconcilier la culture antique avec la culture chrétienne.

i. Nous renvoyons au passage où l'auteur traite de la conception de la sainte Vierge (N. T. I, v. 8) et du crucifiement 1. 1. XXV. Dans ce dernier, il ne parle même pas de la « croix. » L'on verra aussi comment il rapporte les dernières paroles du Christ sur le gibet. La fuite en Egypte est tout à fait incompréhensible sous la forme où elle est représentée. Parmi les noms propres, l'auteur n'a essayé de rendre que Moïse par Moseus, en le calquant sur le Muso-us, de Virgile (Enéid., VI, v. 667.)

2. Par exemple, v. T. XI, v. 7 : « Harum unam inveni | laterum | compagibus | artis. » Les trois premiers mots forment la première partie, Enéid«, XI, v. 70; « laterum compagibus » se trouve En. I, v. 122, et « compagibus artis » En., I, v. 2(.':î. .Mais d'après les lois métriques des Centons, il n'y a que laterum qui forme la deuxième partie, et compagibus appartient à la troisième. Voir, pour ces règles, la préface du Cento nuptialis, d'Ausone.

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