Voy. V. 221 sq. et 261 sq
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part de ces derniers appartiennent également au genre profane : ce sont principalement , soit des poésies de jeunesse ayant vu le jour à Reichenau, comme ce recueil qui nous est parvenu sous le titre de : Ve?'sus qiios post annmn aetatis quintum decimum edidit de rebus hiima?iis, soit encore des poésies composées à lacour de Judith. La majeure partie, en hexamètres ou en distiques^ revêt la forme d'épitres ; elle est adressée à des personnes déterminées. Souvent même la personnalité du destinataire donne de l'intérêt à ces poèmes. Parmi ceux-là, nous trouvons des auteurs, comme l'historien Thegan (l'épître qui lui est adressée fut composée au nom de ïatton, maître de AYalahfrid), l'évêque Modoin, dont le poète vante ici également le talent poétique (1), Agobard (dont le diacre, Florus, fait principalement le sujet des éloges de cette lettre), Raban et Gottschalk. Les autres destinataires sont l'empereur Louis et les siens : Judith; le jeune Charles, auquel le poète adresse des avertissements en qualité de précepteur; Hilduin, à qui il envoie une lettre de remerciements ; les parents de Judith ; le comte Conrad , neveu de l'impératrice, etc. Parmi tous ces poèmes, deux méritent une mention spéciale. L'un, adressé à Judith (cinquante hexamètres), fait le récit d'un songe consolant qu'avait eu Walahfrid, à l'époque où la situation de l'empereur était très critique (2). L'autre , comprenant cent hexamètres , est une œuvre vraiment poétique, où Walahfrid a fait passer son cœur et son âme tout entiers ; il est adressé « au laïque Ruodbern, » qui fut plus tard, à ce que pense Dümmler(3), valet de chambre de Charles le Chauve; le poète exalte, dans ce laïque, la fidélité, à