‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 113 sur 263 · Ce panégyrique se termine ainsi · texte numérisé non relu

Ce panégyrique se termine ainsi

Si Veneris soboles, Priami si filius adsit,

Hector et Aeneas cedet uterque tibi. V. 33 sq.

200 ERMENRTC. [178.',

donne à un jeune homme. Le roi doit sans doute jouir de la vie, mais, dans les limites permise ; il doit se livrer surtout aux plaisirs de la chasse, mais seulement à certains jours déterminés; les autres jours doivent être consacrés aux travaux utiles. Il n'est plus un enfant, mais un homme, lui dit le poète en lui faisant une leçon sur ses devoirs de régent. Le couronnement de ses devoirs c'est Famour de Dieu, qui doit être au-dessus de tout autre amour. L'auteur enclave ensuite (v. 69) un épisode où le poète laisse la parole à sa <( Muse joyouse, » qui plaisait tant autrefois à Pépin et lui fait raconter de quelle manière l'amour d'un chat nuisit, chez un ermite, à l'amour même de Dieu. Ermold montre ensuite que les bons rois sont favorisés de Dieu et il donne à Pépin son propre père pour modèle (1) ; la race de Pépin (2) a toujours beaucoup fait pour l'Eglise; à cette occasion, le poète exalte principalement Charlemag-ne (v. 159 sq.); il fait encore un grand éloge de Louis, qu'il propose en modèle à Pépin, dans ses paroles comme dans ses écrits; l'envie seule a pu lui dicter un autre langage (v. 201 sq.). Enfin, le poète termine par des vœux pour Pépin et pour son épouse, et il signe son poème de son nom (3).

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