Voy. Waltenbach, Op. c, p
WANDALBERT
poèmes et surtout cFuii marli/rologe, il porto généralement ce dernier titre. Il fut terminé en 848. Mais l'auteur, ainsi qu'il le fait remarquer lui-même, avait composé auparavant plusieurs poèmes profanes, au moyen desquels il aspirait à s'attacher la faveur populaire (1); malheureusement ils ne nous ont pas été conservés. L'ouvrage est précédé d'un prologue en prose, adressé à un ami de Cologne, le « sieur » Otrich(2), qui soutint de toutes ses forces notre auteur chassé de sa patrie ; c'est lui qui pria Wandalhert d'écrire un Martyrologe en vers (3). Mais, ainsi que l'auteur le dit plus loin, il fut admirablement secondé dans cette entreprise par Florus, le célèbre diacre de l'Eglise de Lyon, lequel lui prêta d'anciens manuscrits, bien corrigés, qu'il avait dans sa riche bibliothèque. Parmi ces Codices se trouvait sans doute le martyrologe de Bède (4), revu et augmenté par Florus luimême, lequel paraît efîectivement avoir été la principale source de AVandalbert. L'auteur donne ensuite, dans la préface, le contenu de l'ouvrage tout entier, en désignant toutes les parties séparées ou poèmes qui le composent (d'où il résulte avec certitude que ces poèmes font partie intégrante du Martyrologe) et la disposition qu'ils y ont. Il y explique en même temps le mètre varié dans lequel ils sont écrits, explication qui nous présente maintes particularités remarquables de l'art métrique du moyen âge (5). On y rencontre
1, Carminé (jui vacuas captavi saepius auras,
Rumores xxiV/v qiiaerendo stulliis inanes. '1. L"uuU'ur dit, en etTet, à la fin du chapitre, en parlant des mois :
Hune quoque modum et morem sibi Gallica rura retentant, Quem breviter signans digessi carminé, lector, Wandalbertus ego, hortatu compulsus amici, Dulcia me Rheni (|uo tempore littora alebant, Maxima Agrippinae veteris quis moenia praesunt. '.'r.jc lais rapporter à twrlalu, et non à digessit, la.phrase amenée par qan tempore.
3. « ... Petiisti, ut per anni totius spatium occurentes quot diebus sanctorum festivitates et solemnes undecunque Christianorum votorum celebritates métro digererem. » (Praef.) i. Yoy. vol.'l, p. 680.
5. C'est ainsi qu'il y désigne les strophes par les expressions de Versus majores, ou bien par celles de Versus nuijoris eumplexloms .