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D'autre part, cette épître nous montre jusiprà quel dc-n« vraiment étonnant pour cette époque, la tolérance du peuple envers les Juifs (1) allait dans le diocèse VrAgobard : la craint,, qu'avait l'évèque de voir des chrétiens passer ;mi ji.daïsnn», tandis qu'il était impossible de convertir b's Juifs au rbristianisme même en employant tous les moyens suggérés par une humanité et une bienveillance extrêmes, paraissait justifiée.
C'est comme pamphlétaire politique que notre auteur se montre sous un jour des plus brillants. Nous possédons de lui trois brochures qui ont trait aux plus importants évén»!ments de son époque. L'une est un écrit à l'empereur Louis, écrit que le premier éditeur a intitulé, avec assez d'inexactitude : De divisione i77iperii inter filios Ludovici, pour en indiquer le contenu. lia été composé en [830^ et l'auteur y r«'proche à Louis d'avoir occasionné la guerre civile par son changement d'avis. C'est par une inspiration divine qu'il a élevé auparavant Lothaire à la co-régence (817), car, à l'occasion de cette élection, Ton avait imploré le secours de Dieu par le jeûne et le saint sacrifice: or, maintenant il l'a repoussé sans Dieu (829), comme s'il avait trouvé lui-même sans Dieu un meilleur conseil. 11 blâme notament l'abus qu'on fait du serment en changeant ainsi de politique, et cet abus déprécie Louis lui-même dans l'opinion publique. Cet écrit a pour but manifeste d'engager l'empereur à rentrer en lui-même, car c'est le seul danger de son âme qui a fait prendre la plume à saint Agobard; aussi notre auteur prend-il résolument parti pour l'unité de l'Empire, comme le font la plupart des membres du haut clergé. A mon avis, cet écrit ne nous a pas été conservé dans son entier (2).
Les deux écrits qui suivent sont bien plus intéressants :
1. (* ... Dum se (Judaeij patriacliarum progenieui, justorum jj^enus, prophetarum sobolem superbo ore proloquuntur... Unde et in tantum erroris pelagus nonnulli ex vulgaribus ac rusticis abducunliir, iit hinic solum Dei populum, apud hos piae religionis observanliam, ac multo cerlioreni, quam nostra sit, fidem etseducto suspicieiitur aniiiio, et ore irnpio inter pares et consimiles faieantur. »