‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 139 sur 263 · Voy. plus haut, p. 95 sq · texte numérisé non relu

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2. Il y comptait pourtant ses partisans, comme le montre, dans l'introduction, la réplique de Dungalus.

3. On voit, dans une charte de janvier 832, qu'il eut un successeur. V. Simson II, p. 250, rem. 3.

4. Responsa contra perversas Claudli sententias, éd. P. Massonius. Pans,

2o0 DUNGALUS [224-:;.

dais qui, comme tant d'autres, avait émigré au temps de Charlemagne ."l'empereur le nomma plus tard maître du monastère de Saint-Augustin, à Pavie, pour y fonder un asile de la culture scientifique (1). C'est probablement le même qui vivait auparavant, on qualité de P?'esÔ9jte?% dans le monastère de Saint-Denis , et y remplissait assurément la même fonction. A la prière de Tempereur Charles, il y composa, en 811, un écrit sur l'éclipsé de soleil qui avait eu lieu l'année précédente. Il termina sa vie dans le monastère de Bobbio ; c'est, en effet, comme « incola » de cette retraite, qu'il légua ses livres, et parmi eux aussi le Libe?' contra pervei^sas Claiidii seiitentias (2), à cette maison. Cet ouvrage est dédié à Louis le Débonnaire et à. son co-régent Lothaire ; l'auteur les supplie, en effet, dans les termes les plus violents, de voler au secours de l'Eglise et de châtier, plus sévèrement encore qu'ils n'ont châtié le maître, ce (^ disciple de Félix ; » car non seulement il est son égal, mais il le surpasse même, dans le mal. C'est la queue du serpent qui siffle contre l'unité de l'Eglise. Dungalus se propose de le réfuter par des sentences des Pères de l'Eglise dont il donne une riche collection; mais, chose curieuse, il range parmi eux les poètes eux-mêmes, en donnant de nombreux et longs extraits, non seulement des poèmes de Paulin, mais même de Prudence et de Fortunat(3).

1608. (Migne, Patrol. lat., t. 105.) ; — Ecrits et Lettres du Prêtrede Saint Denis, dans les Momun. Carolina, éd. Jaffé, p. 396 et 429 sq.

1. Je pense, en effet, qu'on doit ]se servir des 'renseignements fournis par le Monachus S. Gall. (1. I, c. 1) avec les réserves que j'ai faites. Dungalus n'arriva à Pavie qu'après 811, s'il est le même que <( le presbyter »de saint Denis, ce qui me paraît le plus probable. Qu'il y arrivât déjà à l'époque de Charlemagne, c'est ce qui ressort d'un passage du début de son écrit contre Claudius ; il y dit que, depuis son arrivée en Italie, il y a longtemps déjà, il a eu des motifs de se plaindre des agissements de Claudius :

« Non quod ante jam dudum ex quo in hanc terram advenerim, occasio mihi copiosa bac de re reclamandi conquerendique assidue non occurreret. » On ne saurait entendre ici, par hune terram, que l'Italie. L'identité des deux Dungalus est démontrée aussi par la longueur des périodes interminables qu'on trouve dans le livre contre Claudius comme dans l'écrit sur l'éclipsé de soleil.

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