‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 14 sur 263 · V. la coupure 13, Moniim. Alcuin., p · texte numérisé non relu

V. la coupure 13, Moniim. Alcuin., p

2. La vie en vers débute, en effet, avec l'apparition du saint en France, ce qui est à louer au point de vue esthétique. Que les distiques de la fin aient été ajoutés plus tard (ce que n'ont remarqué ni Jaffe', ni Wattenbach}

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C'est ce que la conclusion de l'ouvrage montre avec la dernière évidence (1). Ce titre précise du reste plus exactement le contenu du poème et en indique le caractère. Ce n'est pas un ouvrag-e seulement spirituel, comme la vie poétique de saint \Yillibrord, laquelle du reste a plus d'un rapport commun avec l'œuvre dont nous parlons. Si Alcuin yfaitrhistoirede Tarchevêché d'York, il ne borne pas son récit à cette matière. C'est donc un intérêt national, et non un intérêt ecclésiastique qui a, en première ligne, stimulé Alcuin à écrire ce poème : ne dit-il pas, dès le début (v. 16 sq.), quila eu pour mobile la gloire de la patrie et de sa ville natale ?Pour lui, il est vrai, cette gloire ne peut être qu'une gloire chrétienne. Aussi le vovons-nous, après quelques remarques historiques préliminaires, commencer son histoire, en 627, parlachristianisation de la Northumbrie, sous le roi Edwin, le premier souverain des Anglo-Saxons ; il développe son récit en suivant l'ordre des souverains jusqu'à Aldfrid, à la mort duquel (705), ainsi que le dit Lappenberg (2), l'étoile de laNorthumbrie commence à pâlir. Ce n'est qu'à partir de ce moment que la série des archevêques devient, au lieu de celle des rois, le fil conducteur du récit (3), et ce dernier laisse dorénavant de côté tout ce qui. touche aux événements profanes. Par contre, dans la partie précédente, le poète raconte aussi, il est vrai, principalement les faits les plus importants pour l'histoire de l'Eglise, mais il ne s'en tient pas là, tout aussi peu que Bède, auquel il emprunte ici tous les détails. Parmi ces faits eux-mêmes, nous voyons les guerres contre les rois païens du pays occuper le premier plan, et ce sont elles précisément qui fournissent l'occasion à

quoique la dédicace du livre y fasse allusion, c'est ce qui ressort de ces distiques eux-mêmes, v. vers 3 : «ut dudum cecini, » et vers 49 : « cujus vita... camenis o/j'm fuit praetitulata meis. » Le passage de la dédicace qui en parle, doit donc être une addition postérieure.

1. c( Haec idcirco cui (Euboricae) propriis de patrihus atque Begibus et sanctis ruralia carmina scripsi, » v. 1653 sq. De là ressort l'inexactitude des litres donnés précédemment au poème : De pontificibus et sanctis, ou seulement : De sanctis ecclesiae Eboracensis. Dans ce cas, le titre a une grande importance, ainsi qu'on le voit plus haut.

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