‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 15 sur 263 · Geschichte von England, vol. I, p · texte numérisé non relu

Geschichte von England, vol. I, p

3. C'est ce que dit le poète lui-même, v. 1078 ; a Seriemque relinquere reffum. »

[26.] DE REGIBUS ET SANCTIS EinORlCAE 3!î

Alcuin de faire des tableaux pleins de poésie, les plus délai liés et les plus vivants de sou poème. L'auteur conduit son récit jusqu'à la mort de son maître, l'archevêque Aelbert, auqu«'l il consacre un éloge des plus pathétiques. Il raconter ensuite, sous forme d'appendice, comme il le dit lui-même (v. iriîlG), un miracle qui eut lieu plus tard : c'est une vision d'un de ses propres élèves, et cette vision, il ne saurait la laisser ignorer à la postérité. Mais Alcuin ne pouvait utiliser l'ouvrage de Bède que pour le commencement de cette deuxième partie de son poème, vu que le récit de Bède s'arrête à l'année 731 : aussi, est-ce sur la tradition orale qu'il s'appuie et surtout sur sa propre expérience. Son ouvrage est, par conséquent, dans cette partie, une source importante pour l'histoire de la civilisation. C'est là que nous trouvons les renseignements concernant l'école d'York et l'importance de sa bibliothJ'que (v. 1535 sq.), de même que ceux qui ont trait à l'éducation d'Alcuin et à ses maîtres : nous avons misnous-même ces renseignements à profit, pour esquisser la biographie de l'auteur.

Néanmoins ce poème, qui comprend seize cent cinquantesept hexamètres, se distingue par la beauté de la forme : écrit avec une certaine fraîcheur, il est plein de mouvements qui accusent la jeunesse de l'auteur, et l'on n'y rencontre point de digression inutile. Plus d'une réminiscence révèle l'élève de ,Yirgile; mais cet élève s'affirme aussi, malgré certaines fautes contre la prosodie, par la facture élégante du vers ; on y remarque encore quelques portraits historiques fortement dessinés ; il peint enfin les combats avec complaisance et avec amour. Le plaisir qu'y prend le poète est un trait entièrement national; il caractérise les Anglo-Saxons et leur poésie, ainsi que nous le verrons plus tard. Parmi les poètes chrétiens latins, c'est Prudence, le mieux doué de tous, qui a fait sentir son influence sur Alcuin (1).

La valeur littéraire et historique de ce poème « sur les rois et les évêques d'York, » n'a pas été appréciée jusqu'ici ; elle consiste précisément en ce que l'auteur introduit la poésudans le domaine profane, et qu'il y donne comme le prenuer

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