Geschichte der Philosophie, vol. VII, p
3. « Qui talia et tanta videmus quotidie inter fratres et propinquos civilia, et plus quam civilia, bella; tanta a barbaris et paganis hostibus exterminia hominum et desolationes civitatum jugiter sustinemus... Licet insurgant
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principalement sur les faits, tandis que, dans les comnuMitaires de Radbert sur les livres de TAncien Teslanienl, c'est l'explication allf'gorique et traditionnelle qui domin«- (ruii bout ù l'autre .
Comme auteur toutefois. Radbert appailienl encore limnédiatement à la littérature générale par deux ouvrages liistoriques. Il y règne nne tendance au panégyi'iqne, qui fait qu'on ne doit en user qu'avec beaucoup de précautions comme sources historiques, vu surtout que chacun de ces ouvrages est revêtu d'une forme esthétique toute particulière: l'auteur du reste convient sans détour de cette tendance. Ce sont les biographies, ou, plus exactement, les portraits des deux célèbres abbés de Corbie, que Radbert a connus si intimement, Adalhard et son frère Wala. La vie d'Adalhard fut écrite peu de temps après la mort du héros, arrivée en 826; cet hommage, présenté au défunt comme « un suaire littéraire », avait pour but de conserver la sainteté de son nom jusque dans les siècles les plus reculés (1). Comme ses devanciers dans une semblable entreprise, Radbert renvoie, dès le début, à saint Ambroise dans ses Oraisons funèbres (il parle notamment de celle de Yalentinien II), et à saint Jérôme dans ses Épitaphes. Il veut, à leur exemple, en pleurant la perte d'un de ses amis les plus chers, exalter sa mémoire par ses éloges et se consoler ainsi lui-même dans son souvenir; toutefois, il se propose surtout de recommander à la postérité son héros comme un modèle de vertu. H aspire, quoique sans succès, à atteindre à l'éloquence de saint Ambroise. C'est ainsi que cette Vie revêt la forme d'un panégyrique, prononcé sur la tombe du défunt, apparemment d'après l'exemple de saint Ambroise : de là, dès le début, les apostrophes continuelles au défunt lui-même, ensuite à Jésus, à Dieu, aux moines de l'ordre, au public en général; delà les considérations édifiantes et innombrables
barbari in nos, et nemo est qui auxilium ferai, quia civiles in iiivicem magis saeviunt insidiae et sLrag-es, ita ut intus et foris nihil aliud quam mors repercutiat aures nostras. » (L. VII, c. 24.)
1. « Nam nostrum alii patientes violas, etc., carpunt... et ego IHterarum superintexo (sepulcrum) pallas, quatenus aevi temporibus futuris sanclum servelur nomem. » (C. 85.)
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qui envahissent cette biographie si maigre par elle-même ; de là enfin les fleurs et les métaphores, qui rappellent les expressions figurées de plusieurs livres de l'Ancien Testament, et le style agrémenté de citations de la Bible.
La marche de la narration suit, en général, le cours de la vie du héros. C'est ainsi qu'après le début, l'acteur parle d'abord (c. 7) de l'éducation qu'Adalhard, neveu de Pépin, reçut à la cour royale, en société de son cousin Charles. Mais lorsque ce dernier répudia sa première épouse pour s'unir à Hildegarde, le jeune Adalhard s'éloigne de la cour. Ni la sévérité de sa morale, ni ses sentiments religieux ne lui permettent de rendre hommage à la nouvelle reine, vu qu'il ne saurait, du vivant de la première, regarder son mariage comme légitime, et que cette dissolution du premier mariage aurait nécessairement pour suite le parjure de beaucoup de Francs qu'elle justifie. Adalhard préféra renoncer au monde, et il embrassa la vie religieuse dans le monastère de Corbie; mais il n'y trouva pas alors de satisfaction entière pour ce renoncement ascétique auquel il dut, plus tard, son nom académique d'Antoine (1); aussi se rendit-il, dans un complet incognito, au monastère modèle du Mont-Cassin. Mais les messagers de Charles surent l'y découvrir pour le ramener à Corbie : peu de temps après, il fut placé à la tête de ce monastère, et tout d'abord en qualité d'abbé subrogé. Ici notre auteur saisit l'occasion démontrer comment son héros « s'avançait, porté sur le quadrige des vertus, dont les quatre vertus cardinales forment les roues » (c. 16) (2); et tandis qu'il insiste davantage sur la Justice, il parle, entre autres choses, de la mission d'Adalhard en Italie; il nous dit les services qu'il rendit au jeune Pépin dans le gouvernement de ce pays. Sa justice et son intégrité (3) le rendaient l'eff'roi des tyrans de l'Italie, lesquels,
1. Il porte ce nom en souvenir du célèbre ermite de l'Egypte, l'ami de Paul (voy. vol. I, p. 218); c'est ce qui résulte irréfutablement de ce fait: Alcuin lui écrit : « kTiiomo F aulus . » Ep, 117, éd. Jaffé.