Gc^ch. d. ostfraenk. Reichs, I, p
2. Voy. dansNoorden (p. 403 sq.), le catalogue des écrits et des lettres les plus importantes d'Hincmar. Il n'y a pas moins de [cent vingt-cinq numéros.
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[250.] DE REGTS PERSONA KT UKflIO MIMSTKIlln
ban liii-mèmo; car la doctrine do GoUsclmlk m.« pouvait que trop facilement amonor, parmi le peuple, h un iiidinÏTonlism.' moral. D'autres travaux théologiques d'lliücniar, |)armi lesquels s'en trouvent plusieurs sur des questions de droit rclésiastique, travaux provoqués toujours par des circonstances déterminées, ne tombent point dans le domaine de notre étude (1).
Par contre, quelques écrits de l'archevêque de Heims, lesquels ont une sig-nification plus ou moins politique et qui, pour le fond comme pour la forme, appartiennent au domaine de la littérature générale, appellent ici notre intérêt. Deux d'entre eux ont été composés suivant le désir de Charles le Chauve. L'un, De régis persoiia et regio miniUerio^ est une sorte de Miroir des princes, comme nous en avons déjà vus (2); mais il est composé en même temps, selon l'habitude d'Hincmar dans ses autres ouvrages, avec une tendance toute particulière. D'après le prologue adressé au roi, ce livre a pour but de traiter de « ce qui est de la compétence du ministère royal » (3) Hincmar a recueilli pour cela, dans ce livre, ce que l'Esprit saint dit, dans la Bible et par la bouche des docteurs catholiques, relativement à cette question. Et, parle fait, cet ouvrage n'est qu'une compilation, généralement même au pied de la lettre. Ce recueil toutefois, ainsi que l'expose ensuite l'auteur dans
1. Disons seulement ici quelques mots d'un seul d'entre eux, en tant du moins qu'il peut avoir quelque intérêt pour nous : c'est l'écrit composé en 862 et intitulé : Be divortioLotharii régis et reginae Tethergae. Il contient en effet, maints matériaux intéressants, au point de vue de l'histoire des mœurs, sur la vie conjugale à cette époque, non moins que sur la superstition encore alors en vogue par rapport aux sorcières, aux magiciens, aux philtres (Voy. notamment Interrog. XV). Cet écrit nous aide aussi puissamment à caractériser son auteur qui, non seulement partage cette supersUtion, mais prend sous sa protection les jugements de Dieu {Interrog. VI). — Cf. encore Noorden, p. 172 sq. — Sirmond, le premier éditeur des œuvres d'Hincmar, attribue aussi à l'évêque de Reims un écrit philosopiiique adressé à Charles le Chauve et que Noorden (p. 109) reconnaît également, avec preuves à l'appui, comme authentique ; il r. pour titre iDediversa et mitltipliei animae ratione. Malgré cela, cette authenticité ne me paraît pas suffisamment confirmée, vu surtout que Flodoard ne mentionne pas cet écrit parmi ceux d'Hincmar.