‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 153 sur 263 · HINCMAR [251. J · texte numérisé non relu

HINCMAR [251. J

le prolog-iie, a été entrepris et déposé sous un triple point de vue. Hincmar traite, en premier lieu, de la personne du roi et du ministère royal, d'une manière générale ; en deuxième lieu, de la distinction qu'on doit faire dans l'amnistie (c'està-dire dans les cas où elle doit avoir lieu) et du châtiment de personnes spéciales » (1), lesquelles méritent, comme incorrigibles, la peine de mort, ce que plusieurs contestent ; et, en troisième lieu, il dit que le roi ne saurait épargner, en vertu de son ministère, même des proches parents qui commettraient un crime contre Dieu, la sainte Eg-liseetTEtat. Cette division en trois parties, dont Tune est générale, l'autre particulière et la dernière tout à fait spéciale, peut se prouver^ eneifct, par l'ouvrage lui-même : la première comprend les chapitres 1 à 18 ; la deuxième, les chapitres 19 à 28^ et la dernière les chapitres 29 à 33.

Il ne me paraît pas impossible que la question traitée en dernier lieu n'ait donné occasion à l'ouvrage tout entier, que personne jusqu'ici n'a encore étudié avec soin ; ce n'est qu'ainsi, en etïet, que cette division bizarre peut se justifier. On se rapdelleici la révolte des fds de Charles le Chauve, Louis (862) et Carloman (870), et le châtiment que le père infligea à cp

irnier, auquel il fit brûler les yeux. Or, depuis Louis le Gaeien général, et sous Charlemagne même, on en voit des essais : le soulèvement des proches parents était devenu chose habituelle dans l'empire carlovingien (2). Au reste, même dans de tels cas, Hincmar admet l'amnistie quand la contrition est sincère, c'est-à-dire quand elle ne s'en tient pas à une simple confession de la faute (c. 30). Cette condition était d'autant plus naturelle que la récidive était alors plus générale de la part de tels mutins. Il est digne de remarque de voir ici l'auteur étudier et admettre la peine de mort en gêné-

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