Et de ultione specialium personarum. » (Praef
2. Par cela seul, Hincmar se trouvait déterminé à étudier cette question ; mais d'après la composition de l'ouvrage tout entier, je serais plutôt porté à croire que c'est une de ces révoltes des fils de Charles le Chauve qui a donné naissance à cet écrit; et, partant de cette idée, il serait peut-être possible, par une étude approfondie, de déterminer la date de sa composition; mais je laisse comme de juste cette étude aux historiens pour lesquels cette détermination a plus d'intérêt que pour nous.
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rai (c. 23), comme aussi la jusliücalion do la guoim, dans la première partie de son livre (c. 9 sq.). Parmi les Pîtos de TEg-lise, Hincmar a surtout mis à profit saint Augustin, saint Àmbroise et saint Grégoire le Grand.
L'autre livre, adressé à Charles le Chauve, est intitulé : Dr cavendis vitiis et virtutibus exercendis. Ce qui donna lieu à la composition de cet ouvrage, c'est le désir que le roi avait exprimé à Hincmar de recevoir de lui l'épître de saint Grégoire le Grand à Reccarède. Dans cette épître, le pape félicite le roi Visigoth de sa conversion au catholicisme ; il le remereie des offrandes qu'il lui a fait parvenir et il donne à Reccarède quelques courtes règles pratiques de conduite, déterminées apparemmentpar ses relations personnelles. Hincmar rattache immédiatement à cette épître qu'il nous communique, et spécialement à ce qu'il y est dit des œuvres de miséricorde, son livre, dans lequel il a surtout mis à profit les œuvres de saint Grégoire (1); il agite la question de savoir jusqu'à quel point les œuvres de charité peuvent servir à effacer le péché. Il exige la contrition parfaite, qui se révèle dans le renoncement effectif au péché (c. 3). Cette idée sert de transition à ce qu'il va dire sur les vices capitaux, lesquels sont ici : avaritia, siiperbitty luxuria^ gida^ invidia^ ira. A l'occasion de ce dernier vice, il parle aussi du zèle; issu d'une vertu, il ne saurait être considéré comme vice. La peinture de Teffet que ces passions produisent sur l'extérieur de l'homme est d'une grande beauté, par exemple dans la colère, dans l'envie. Remarquons.encore l'analyse des différentes formes sous lesquelles ces passions peuvent se manifester, par exemple l'analyse des divers genres de colère, ainsi que les moyens que Tauteur donne, en les puisant dans la riche expérience de sa vie, pour vaincre une passion telle que la colère (2). La narration est peut-être d'autant plus excellente précisément dans la description de ce vice,