‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 160 sur 263 · Be divis. nat., 1. I, c. 66 fin · texte numérisé non relu

Be divis. nat., 1. I, c. 66 fin

3. « Omnis enim auctoritas, quae vera ratione non approbatur, infirma videtur esse. Vera autem ratio, quoniam suis virtutibus rata atque immutabilis munitur, nullius auctoritatis astipulatione roborari indiget. » 'L. I, c. 69.)

4. De là le titre de l'ouvrage. Hzçi'. ç'jcziù^ [itç^ic^io'j.

Ö. (( Spiritus enim sanctus causas primordiales, quas Pater in principio, n Filio videlicet suo fecerat, ut in ea, quorum causae sunt, procédèrent,

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à-dire Dieu encore comme fin dernière des choses, (^l'tte dernière forme de la nalure rentre dans la première, comme aussi la deuxième dans la troisième: Dieu est l'essence de tout. Mais la création est un procédé continu. Le système tout entier est construit d'après le paradigme de la dialectique, d'après lequel, d'une part, l'unité la plus haute, par une gradation descendante, est divisée {o'.x'.piv://r, ou [xzp'.^ij.iz) jusqu'aux iudividus ; et, d'autre part, l'individuel, par une gradation ascendante, est ramené à la plus haute unité et se résout en elle (xrjXj- T'.y.Yi) (1). De cette manière, le procédé ontologiciue est en même temps le procédé logique. La signification (pie, d'après cela, la logique reçut pour la spéculation, dansÉrigène, estquehpie chose d'extraordinaire pour son époque, et lui appartient en propre : elle témoigne en même temps de l'indépendance de son esprit vis-à-vis de la théologie.

La compatibilité de ce système philosophique avec la Bible n'était possible que par une explication allégorique et hardie des Livres saints ; or, on était accoutumé depuis longtemps, il est vrai, à cette explication: n'avait-elle pas grandi en même temps que la spéculation chrétienne? Erigène pensait que l'intelligence vraie, parfaite, de l'Ecriture sainte exige une illumination intérieure, afin de pouvoir en pénétrer le véritable sens, le sens qui est au-dessus de la lettre. L'exégèse allégorique qu'il donne ici est;, en partie, son propre ouvrage, et, en partie, empruntée aux anciens Pères de rÉglise(2).

L'ouvrage est divisé en cinq livres, dont les trois premiers

sont consacrés chacun à une des trois premières formes de la

.nature, et les deux derniers réunis à la quatrième forme. Une

récapitulation, au début de chaque livre, maintient sévèrement

la relation qui existe entre eux, abstraction faite des deux der-

fovebat, hoc est divini amoris fotu nutriebat. Ad hoc namque ova ab alitibus, ex quibus haec metaphora assumpta est, foventur, ut intima invisibilisquc vis seminum, quae in eis latet, per numéros locorum temporumque in formas visibiles corporalesque pulchritudines igné aereque in humoribus seminum terrenaque materia operantibus erumpat. » (L. II, c. 19.)

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