‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 165 sur 263 · CHAPITRE TREIZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIEME

PRUDENTIUS. FLORUS. AUDRADUS

Le livre d'Érigène sur la prédestination souleva, nous l'avons dit, la plus vive opposition. Mais, parmi les adversaires du philosophe, c'est Prudentius, évèque de Troyes et ancien ami d'Erigène, et Florus, diacre de Lyon, qui sont au premier rang. Prudence (1), Espagnol d'une noble origine et dont le nom originaire est Galindo, avait été élevé à l'école de la cour de Louis le Débonnaire \'2). Distingué par son érudition et sa pénétration d'esprit, il reçut l'évéché de Troyes, entre 843 et 846 il; mourut en 861. Dans son livre : De praedestmatione contra Joannem Scotiim, \\ r\on?> fournit un témoignagne de ces qualités que nous lui avons décernées; il entreprend d'y réfuter, les unes après les autres, dix-neuf propositions du livre d'Érigène, que Wenilo, archevêque de Sens, avait dénoncées comme hérétiques. On trouve dans cet écrit l'éloquence de la colère du théologien, colère que grandissait encore peutêtre l'amitié d'autrefois entre l'auteur et Erigène. Toutefois

1. Prudenlit oprra dans la FatvfA. lai. de Migne, tome 115. Paris, j.852; — Girgensohn, Vnulmtim und die Bertlnianhchen Anmlen. Riga. 1875 ; -— Dümmler, Gedichte an Prudentius, dans la. Zeitschrift f. deutsch. Allrrlh. X. F. IX, p. 76 sq.; — Dümmler, N. A., p. 314.

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