‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 172 sur 263 · POÈMES · texte numérisé non relu

POÈMES

chang-c saint Michel (1), et pour le u jour de naissance » des martyrs Jean et Paul, que Julien lit mettre à niurt ; il y parle en détail de la mort qui frappa celui-ci comme châtiment (2). Un poème même, envers hendécasyllabiques phaleuces, sur la translation des reliques des saints Cypricn, SpiMalus et Pantaléon, à Lyon, est, selon toute apparence, l'œuvre de V'iorus (3). Ce poème est en effet attribué à tort à saint Ai^obard. Je veux encore mentionner une traduction bien belle et très réussie, en vers hexamètres, des Psaumes XXll et XXVI, ainsi que du Cantique des trois jeunes gens dans la fournaise, et qu'une belle élaboration du Psaume XXVII, dans le mètre ambroisien. Le style et la vérilication des poésies de Florus s'élèvent partout au-dessus de celle de la. plupait de ses contemporains, et maints passages, voire même des poèmes entiers, témoignent d'un vrai talent poétique et d'une éducation esthétique peu commune à cette époque.

Nous possédons aussi deux poèmes d'un autre ecclésiastique éminent de la France de l'ouest à cette époque, d'un ami d'Hincmar ; l'un du moins de ces deux poèmes otlre un intérêt tout particulier pour l'histoire de la littérature. Cet ecclésiastique est AuDRADus, surnommé Modicus(4), lequel devint, en 843, chorévêque de Sens, mais qui perdit cette dignité, en 849, par suite du retrait général de cette fonction. En dehors de ses poésies, Audrade composa aussi un ouvrage en prose, Libe?' revelaiionimi, dont il ne nous a été conse'rvé que quelques chapitres; encore ne l'ont-ils été, en partie, que par frag-

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