‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 181 sur 263 · II. est dit {Dp sobr. 1. Il, v. 96i sq · texte numérisé non relu

II. est dit {Dp sobr. 1. Il, v. 96i sq

Hinc me desuetis repetentem carmina rithmis Musa sagax olim, jam nunc ignava tepescens, AmmoDuit, etc.

2. C'est ainsi que le poète dit lui-même (1. II, v. 1086) : a Qui scripsi géminés de sobrietate libellos; » tandis qu'un manuscrit du ix® siècle, le plus ancien, porte ce titre curieux et officiel, pour ainsi dire : u Utilia tela sacrae parcitatis Adversus coquum Babylonis De divinae scripturae pharetris Educta, studio Milonis Coenobitae Àmandi almi Ac beati Christi praesulis. )) Ce titre s'expliquera par l'analyse que nous donnons dp l'ouvrage.

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lui-même, et son cruel g-én«'M'al Xabiizardan, ce « cuisinier, .» comme il l'appelle, puisqu'il fit servir les vases sacrés du Temple aux usages de la cuisine, c'est la (Uistrinuirgifi, par qui déjà nos premiers parents furent séduits. Ouant à Hahylone, c'est la confusion de nos crimes (1 ). Le poi'lr veut moii- Irer ensuite (v. 12ö) V « honneur » de la sobriété et la réprobation que mérite le vice contraire, àpartir ducomniencenient du monde, en s'appuyant sur l'Ancien Testament. Il parle d'abord de la chute d'Adam et d'Eve. Pendant le déluge, la (iaxtnmarcjia reparaît de nouveau sous la forme du corbeau cpi«' députe Noé et qui ne revient pas, retenu qu'il est par hîs corps décomposés qu'il dévore. Le patriarche lui-même ne pralirpie la sobriété que tant qu'il reste dans l'arche. Loth faiblit aussi par son ivresse ; la gloutonnerie fait vendre son droit d'aînesse à Esaii. Le peuple juif, bien nourri par les cailles dans le désert, adore le veau d'or. Par contre, comme types de sobriété apparaissent Samson, qui tire du miel de la gueule d'un lion, Élie, Elisée, Daniel, Judith, Esther, les sept Maccabées : le poète fait l'histoire détaillée de Judith (v. 331 sq.).

La vertu et le vice ont toujours, depuis le commencement, existé l'une à côté de l'autre (v. 431) ; leurs représentants ont combattu les uns contre les autres, ainsi que le poète le prouve par des exemples de l'Ancien Testament. Ces exemples, le lecteur doit les graver dans son esprit et s'armer contre les attaques du serpent par les « chaussures des pères, » les boucliers de la tour de David, les harnais de la justice, le casque du salut. Or, la tour, qui conduit au ciel, et dont le Christ est le fondement (d'après \Eimt. lad Corinth., c. III, v. 10 sq.), doit être construite avec les trois vertus théologales (v. ool sq). Par contre, il faut fuir les trois vices capitaux : Invidia, Suporbia, Avaritia, dont l'auteur cite encore des exemples emprutilés àlaBible. Les contrepoisons sontl'amour duprochain, l'humilité, l'aumône. Milon s'attarde davantage h ravarice(v. 74()sq.), parce que c'est elle qui attaque un plus grand nombre de personnes, les rois comme les clercs/et qui engendre la plupart

1. « Qaocl Babylon si^-iiat, scelerum confusio nostra est » (1. I, v.8l): par rapport à la Genèse, c. XI, v. 9.

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