Eulogii Apologet
5. (( Porphyrii depicta opuscula, » passage que Morales, dans ses remarques, n'a pas du tout compris.
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religieux, mais encore l'étude de l'art métrique latin que ne connaissaient pas encore les savants espagnols de cette époque, ainsi que le dit Alvarus, dans la biographie d'Eulogius (1); Eulogius apprit assurément à connaître cette science au moven de l'ouvrage d'Aldhelme qu'il avait rapporté de son voyage de Pampelune : car ces « epigrammatum opéra » ne peuvent être autre chose que la lettre à Acircius, E pistolet ad Aciixiiim, une introduction à l'art métrique des latins, lettre dont les épigrammes, c'est-à-dire les Enigmes d'Aldhelme ne forment m pour ainsi dire que le noyau (2). Et ces connaissances mé- I triques, Eulogius les enseigna ensuite à son ami Alvarus, " comme il aimait aussi à communiquer à autrui ses livres précieux.
Même après sa sortie du cachot (851), il continua de défendre les martyrs qui s'offraient de nouveau volontairement à la mort : il les encouragea même dans leur entreprise. Cette intrépidité^ jointe à la renommée de sa piété et de son érudition, déterminèrent la province ecclésiastique de Tolède à le choisir pour son archevêque : c'était le plus grand honneur que put recevoir Eulogius; mais cette élection ne fut pas confirmée par l'émir Mohamed qui procédait contre les chrétiens avec une sévérité plus grande que ne l'avait fait son prédécesseur Abderrahman II. Peu do temps après, Eulogius saisit une occasion qui s'offrait à lui pour appuyer par l'action l'opinion qu'il avait défendue par ses écrits, et, provoquant luimême les musulmans, il méprisa leur prophète devant le Kadi et s'attira ainsi la peine de mort. Il fut décapité en 859.
Le principal ouvrage d'Eulogius est son Memoriale Satieto?'um{3)y en trois livres; il y avait travaillé pendant de longues années en suivant, en partie, les événements d'une manière immédiate et la plume à la main. Il avait commencé
1. « Ibi metricos, quos adhuc nesciebant sapientes Hispaniae, pedes perfectissime docuit (sic) nobisque post egressionem suam ostendit, » Vita FAilog,, c. II, §.4.