‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 206 sur 263 · Du Méril, op. c, p. 261 sq.; — Dümmler, N. A., p. US · texte numérisé non relu

Du Méril, op. c, p. 261 sq.; — Dümmler, N. A., p. US

funeste qu'a éprouvé « cette ville autrefois magnifique » depuis sa destruction par Attila, est regardé par le poète comme un châtiment divin qu'elle a bien mérité, elle qui a accumulé crime sur crime. A son « peuple également détesté du ciel et de la terre, » le poète oppose la brillante et célèbre Venise, qui surpasse en grâce toutes les nations (1). Ce poème est un abécédaire, et l'expression en est passablement grossière et lourde.

Il faut nommer ensuite un chant épique, en dimètres iambiques(2), et comprenant trente-neuf strophes, sur la destruction du monastère de Glonna, en Poitou, par le prince breton Nominoi, et sur sa reconstruction par Charles le Chauve, en 8o0. L'auteur qui, sans aucun doute, était un moine du monastère, se souhaite d'abord à lui-même, dans un début savant et artistique (3), les mélodieux accords d'Orphée, en sorte que les fleuves et les montagnes puissent lui répondre ; il parle ensuite de la fondation du monastère par Cliarlemagne, des donations qu'ils lui firent, lui et Louis ; puis^ des tristes guerres civiles et du partage de l'empire, comme aussi de l'élévation de Nominoi : c'était un pauvre paysan qui arrive au pouvoir au moyen d'un grand trésor qu'il a découvert et par la tromperie, ut qui profite des discordes intérieures de la France pour fondre sur elle en vrai pillard. Nominoi exige aussi la soumission du monastère, et, comme on la lui refuse, il le livre aux flammes. Mais voilà que le patron de cet asile, Florentins, ne tarde pas à l'en punir par une paralysie. L'auteur nous raconte ensuite comment Charles fit des donations à ce monastère pour le relever. Le poème se termine par une invitation à la joie, au chant et à l'invocation du saint; malgré son caractère entièrement profane, abstraction faite des miracles

1 . Lucida Venetiarum semper gens et inclyta Omnes nationes prima supera per gratiam; Sine fine, firraa fîde, (Jestruens mendacia.

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