Du Méril, op. c, p. 255 sq. : — Diimmler, IS. A., p
3. Dulces modos et carmina Praebe, lyra Threïcia, Commota quis cacumina Planxere hvperborea.
|316.] BÉXÉVENT. PARABOLE. AHHK d'ant.KUS WM
(le saint Floreutius, il doit avoir été chaiih', mais s.'ul.'iiinil on partie, dans l'église du monastère (1).
Il est encore plus facile d'indiquei- la date cxacle d'nn d.» ces poèmes qui se rapporte à un événement de raniiéc 871, .«l qui a dû être composé très peu de temps après. C'est un ahra^daire en tétramètres trocliaïques (2), dans lequel le poète fuit connaître au monde le crime que la ville de Bénéventcommil, en ladite année, contre la personne de l'empereur Louis II. Il débute par cette strophe : Écoutez, o vous toutes, frontières de la terre, avec horreur et tristesse, quel crime a commis la ville de Bénévent! Louis, ce roi saint et pieux, ils l'ont fait prisonnier (3). En effet les Bénéventins, ayant à leur tète le comle Adalgisus, s'étaient emparés de l'empereur, le 13 août, et ils ne le remirent en liberté que le 17 septembre. Cet événement lit d'autant plus de bruit, dans tout l'empire franc (4), que Louis venait de combattre avec grand succès les Sarrasins d'Italie. Ce poème, renfermantdesexpressions barbares qu'il faut attribuer à l'influence de la langue populaire, est conservé d'une manière incomplète (5), et se trouve dénaturé encore dans son texte par le piteux état dans lequel il nous est parvenu; aussi, est-il incompréhensible pour une bonne partie. Les discours qui y sont intercalés, comme celui des Bénéventins et de l'empereur, lui donnent cependant une certaine vigueur dramatique.
Il convient aussi d'attribuer pour le moins à cette période, si toutefois ils n'appartiennent pas à la précédente, bon nombre de poèmes rythmiques que Diimmler a publiés, en partie pour la première fois, dans la Revue de r antiquité allemande (nouvelle série, vol. XI, p. 261 sq.), en faisant remarquer que