Du Méril, op. c, p. 264 sq. ; — Diimmler, iV. A., p
3. Audite omnes fines terrae orrore (Du M. errore) cum tnstitia, Quale scelus fuit factum Benevento civitas ! Lhuduicum conprenderunt sancto-pio-auguslo.
4. Voir, au sujet de cet événement, Diimmler : i^e^^ch. des »stfrœnk Reichs,
I, p. 711 sq.
5. Il ne va que jusqu'à la strophe M, qui, autant qu'on peut en juger, ne forme pas une finale ; il y manque aussi la strophe H, tandis qu.« la strophe I, placée par erreur à la "fin, n'a plus le troisième vers.
(( à on juger par l'âge de la transmission, il faut les faire remonter au plus tard auix*' siècle, peut-être même au viif (1). »
Le premier de cespoèmes appelé ici P«r^^o/e,estune énigme arithmétique, composée de six strophes de cinq courtes lignes chacune. L'énigme se rattache à un récit, qui n'a nulle connexion intime avec elle et auquel seul se rapporte d'abord la dénomination de « parabole. » Un garçon est à la chasse d'un sanglier; il le tue. Or, en voulant l'éviter, il marche sur une couleuvre, qui meurt aussi à la suite de cela, mais en faisant au garçon une blessure mortelle, en sorte que tous se « donnent une mort réciproque. » A cette nouvelle, la mère s'écrie, les yeux pleins de larmes : « Mon fils, si tu avais encore vécu aussi longtemps que tu as vécu, et encore tout autant, plus la moitié et plus un an, tu aurais vécu cent ans (2)1 »
Le deuxième poème est une satire plaisante contre un abbé d'Angers, et, en quelque sorte, contre cette ville elle-même, en trimètres trochaïques catalectiques, à cinq strophes de cinq lignes, dont la dernière est un refrain libre en l'honneur de Bacchus (Liber). Les Angevins, y est-il dit, ont un abbé qui boit encore plus que tous les autres Angevins. Il ne laisse passer ni jour ni nuit qu'il ne s'enivre et ne titube, comme un arbre secoué par le vent. Son corps est incorruptible ; complètement embaumé de vin, comme d'aloès ; et de même que la myrrhe tanne le cuir, ainsi le vin a- t-il coloré sa peau. Or, ce n'est pas, s'il vous plaît, qu'il puise avec un verre au tonneau, mais avec des coupes^ et avec des coupes démesurément grandes. Angers pense à lui et ne s'associera plus un tel abbé, qui peut ainsi sans cesse engloutir tant de vin ; bourgeois, faites -vous peindre ses hauts faits. Eia, eia, louange, eia, louante à Bacchus! tel est notre refrain.
1. Cf., avec cela, ma thèse : Zu den carolinginschen Bythmen, dans la même Revue, N. S. vol. XIT, p. 144 sq,
2. La solution nous apprend que le garçon avait seize ans et demi. En effet, 16 1/2 X 2 = 33 X 2 = 66 -f33 + i= 100.
[318.] JlülTII. KSTIIKU. I.AZAULS. ELSTASIIS 'A'lU
Les deux poèmes suivants IraileuUli's sujets épiiiues de l'Ancien Testament, en se rattachant, en partie, étioiteincnt à leur source : l'un est un récit de l'histoire de Judith et dllolopherne, entétramètres trochaiques (d'après Judith, c. 2 sq.) (Ij; l'autn* un récit de l'histoire d'Esther, un abécédaire en Irimètrcs iambiques (d'après A's^/ier, c. 1-9). Le premier ne nous csl parvenu que par fragments, c'est-à-dire avec le commenccînuMit et la fin, tandis que le principal morceau du milieu maucjue. Le premier fragment (douze strophes) se termine au siège de Béthulie, à l'endroit où llolopherne détourne l'eau de la ville (c. 7, V. 1 1 ). Le fragment de la lin (un vers et six strophes) débute avec la découverte de l'assassinat (c. 14, v. 14), etracontc ensuite la victoire des Juifs et les fêtes données à cette occasion. Les deux dernières strophes contiennent la morale à tirer de là pour la chrétienté toute entière : ce même Dieu, y est-il dit, qui a frappé les Assyriens tout-puissants peut également anéantir les païens incrédules (2), à (juoi se rattache ensuite, pour terminer, un Gloria à la Trinité. Quoique le récit biblique ne soit naturellement rendu dans le poème qu'en ébauche, on trouve pourtant çà et là, même dans l'expression, maints emprunts faits à l'original. Le récit est du reste dramatique, et plein de vie : l'auteur y marche avec élan.
L'autre poème raconte (3), mais en abrégeant encore davantage le récit biblique, le mariage d'Assuérus, roi d'Assyrie, avec Esther; le conflit entre son vizir, Aman, et Mardochée, oncle d'Esther; de même que la ruine du premier parla reine et, comme conséquence, le salut des Juifs menacés par lui d'anéantissement et qui maintenant peuvent se venger de leurs ennemis. « Le Christ, qui exauce les prières, a sauvé son peuple de la ruine. » a Gloire à lui, le roi invincible! »
1. Déjà dans Du Méril, op. c. p. 184 sq., mais crime manière iiicomi.lètc.
2. 111e deus qui percussit casLraque Assyrios, In virtuLe sua magna et in forte braccliio, Perdat gantes paganorum domino incredulas.