V. vol. ï,p
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enfin esl rHistoiro nat'wnalp^ Lello qno l'Histoire des Langobarch par Paul Diacre, dans la période, précédente.
En commençant par la première espèce principale, je vais étudier d'abord les Vies des saints de cette période dont je n'ai pas encore parlé et qui ont de rintérèt. soit pour le fond, soit pour la forme. Je commence par la France de l'est.- Quelques-unes se rattachent à dos Aies déjà étudiées, en tant qu'elles ont pour sujet la vie même des biographes. Parmi elles, il faut d'abord ranger l'une des plus anciennes, la Yie d'Eigil, Vita Ei(/ilis. la biographie de cet abbé de Fulda, qui écrivit lui-même la vie de Sturm (l). Elle a pour auteur Brtun, surnommé ^Candidus (2), lequel était déjà moine de Fulda sous Ratgar, prédécesseur d'Eigil. Envoyé par Ratgar auprès d'Eginhard. afin de perfectionner son éducation, Bruun se montra digne d'un lel maître et se distingua non seulement comme savant, mais encore comme artiste. Rfut plus tard, sous l'abbé Raban, professeur de l'école du monastère et peignit, en outre, l'abside du tombeau de saint Boniface (3). Sur l'invitation d'Eigil, il avait écrit (§2) la vie de Baugulf, malheureusement perdue. Il se proposait derendre le même service àEigil. qui lui avait témoigné un intérêt tout spécial, lorsque Haban le convia à prendre la plume en recommandant à son attention son (( ouvrage composé en prose et en vers, » sur la vraie croix. Bruun écrivit donc la vie d'Eigil, en deux livres, l'un en prose, l'autre en hexamètres, lesquels, comme il le dit lui-même dans la préface du premier, ne devaient former qu'un seul et même ouvrage, vu que l'un suppléait à l'autre : et, en effet, c'est ce qui a lieu çà et là. C'est ainsi que, dans le livre envers (quoique en général l'auteur n'y fasse que répéter ce qu'il a dit en prose dans le premier livre), le récit de latransla-