‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 219 sur 263 · V., plus haut, p · texte numérisé non relu

V., plus haut, p

2. Mabillon, Acta SS>. ord. S. Bened. soecAW, pars 1, p. 217sq. — Wattenbach, I. p. 189 sq.

3. Il avoue lui-même ces deux points, dans la Vie. en vers, d'Eigil, c. 17, fin :

Quamque (absida) egomet, quondam hac Christi nuiritus in a.ula Presbyter et monachus Bruun vilisque mnc/ister Depinxi ingenio tenui parvaque [Minerva Formans expressi varios ferrugine vultus.

33I.J viTv KK.ir.is :;(;;{

lion des restes dosaiiU Bonifare (c. 17)esl I^umi plus drliiillr : il renvoie hii-rnrniele jectenr ù cet ouvrage d.ms le mriii.' chapitre du livre enprose (1); c'est ainsi é-alemcnt qu'à la lin du deuxième livre, et, par suite, à la fin de l'ouvra^^' tout ('iilici . il fait un élogedu saint qui ne se trouve pas à la lin dr la pmsc. D autre part, on trouve que, dans la poésie, maintes particularités sont ou bien laissées de côté, ou bienabréo-ées. De mémo que le premier livre est précédé d'une préface en prose, ainsi le deuxième en a-t-il une en vers asclépiades ; dans les deux, l'auteur dédie l'ouvrage à sonconfrî're Modeslus.

Cette vie est bien loin d'être une Vie de saint comme les autres. Dans le livre en prose notamment, elle est une source précieuse pour Tbistoire du monastère de Fulda, lecjuel avait à cette époque une portée si considérable. L'auteur fait surtout entrer en ligne de compte l'intérêt historique général : et, en cela, il ne fait que suivre l'exemple même de son héros, dans sabiograpbie de Sturm (2).

C'est ainsi que l'élection d'Eigilàla dignité d'abhé, laquelle était, il est vrai, d'un intérêt tout particulier après l'interrègne qui avait suivi la déposition de Ratgar, est racontée avec tani de détails dans le livre en prose, qu'elle prend la moitié de l'espace consacré h ce livre. Bruun nous peint sur le vif les débats animés des moines avant l'élection, en nous communiquant leurs discours et en nous faisant connaître les considérations et vœux divers qu'ils contiennent. Après l'élection, le nouvel abbé, ayant à sa suite une légion de ses moines, va rendre ses bommages à l'empereur, et ici l'auteur prête à Louis le Débonnaire deux longs discours: le monarque y rappelle les moines et l'abbé à leurs devoirs, et notamment à leurs devoirs réciproques; il fait par là une critique indirecte de l'administration de Ratgar, Tabbé dépossédé. Que ces discours reposent sur de vraies allocutions de Louis, c'est ce que l'auteur démontre dans la préface: il n'a fait que leur donner un développement de rhétorique et an vernis d'érudition

1. En disant : u Sicut in sequenti libro manifestissîmc continotur. »

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