‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 222 sur 263 · V. plus haut, 263 sq · texte numérisé non relu

V. plus haut, 263 sq

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de saint Vit. — Là-dessus, Fauteur nous donne un récit détaillé de la translation, qui fit beaucoup de bruit (i), notamment en Saxe, où un tel spectacle était encore nouveau, sans oublier les guérisons miraculeuses, opérées encore ici principalement en faveur d'aveugles et de paralytiques. Il est bon de remarquer que quelquespersonnes ne laissaient pas que d'avoir des doutes et que, sans succès du reste, elles désiraient obtenir des renseignements plus précis (2). L'auteur parle encore de quelques miracles qui arrivèrent au tombeau du Saint, à Corvey même, en et 836 en 837, et il termine son ouvrage, mais sans lui donner uue conclusion apparente, en sorte qu'il semble qu'il se soit réservé de le continuer encore.

Une excellente biographie est celle de saint Liudger, premier évêque de Munster, dont nous avons déjà parlé précédemment, comme étant l'auteur de la Yie de Grégoire d'Utrecht. Cette biographie a pour auteur un de ses parents, Altfrid(3) qui fut son deuxième successeur sur le siège épiscopal de cette ville; elle fut écrite sur le désir qu'en avait manifesté le monastère de Werden, fondé par Liudger. Ainsi qu'en témoigne la dédicace adressée aux moines de ce couvent, Altfrid était déjà évèque quand il écrivit cette biographie : la date se place donc entre 839 et 8i9, année de sa mort. Son récit a pour base des communications de témoins oculaires, proches parents ou disciples de Liudger. — La biographie est divisée (4) en trois livres : le premier est le plus long et le plus intéressant : c'est lui qui contient la biographie proprement dite, tandis que le deuxième nous raconte les miracles que le

1. « Igitur post dies aliquot regnum saxonicum iulroeuntes ac recto calle gradientes, veniunt in villam, quae Sosat vocatur, ubi maximam multitudinem Saxonum obviam habuerunt, adeo ut incredibilis numerus videretur utriusque sexus, » p. 21.

2. <> Qua de re cum aliqui, ut soletin bac aetate, diffidentiam signi haberent et diligenter inquirerent nomenque ipsius percunctarentur, afîuerunt plurimi vicini et cognati, qui eum a multo tempore claudum et in asello victum quaeritantemnoverant, » p. 19, cf. aussi p. 22.

3. Vita Lludgeri auctore AUfride éd. Pertz dans les Momim. Genn. histor. Script., t. Il, p. 403 sq. ; — Die vita S. Liudgeriherauagcg, von Dickamp. Munster, i881 ; — Wattembach, I, p. 199 sq. ; — Betlberg, vol. IL, p. 425 sq. A. Cette division ne semble pas provenir de l'auteur.

4. Celte division ne semble pas non plus devoir être attribuée à l'auteur.

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saint upora pendaDl sa vie, en joignant à ce récil ,in. es(,uissr caractéristique du héros (c. 6) et une description d.- sa inorl ; le troisième renferme les miracles opérés par ses relioues.

L'introduction à cette biographie a (h'.jà, par .'IN-inéme, un mtérèt tout particulier. Le -rand-père dv. Liud-cr, W'ui >,ino^ était un noble Frison qui, encore païen, se dislin-uail dé'j^;! par une vie vertueuse. Persécuté pour cela par le loi Hadhod, il s'enfuit chez les Francs, où, avec sa famiHe, il embrassa le Christianisme. Après la conquête de la Frise par Charl.s Martel, Wursing reçut dans ce pays un bénéfice,« afin de i.mivoir soutenir saint Willibrord dans son œuvre de conversion; il eut avec ce saint, comme, du reste, plus tard, avec saint Hou iface, les meilleures relations. Liudger montrait déjà, dans ses jeux enfantins, de l'amour pour la science (c. 8). A la prière de l'enfant, les parents le confièrent à Grégoire d'Utrechl qui fut chargé de son éducation. Devenu grand, il entra dans le monastère de Grégoire et prit part aux leçons de son école célèbre (1). Mais son amour de la science allait encore plus loin : envoyé à York, il y fit la connaissance d'AIcuiu et de son école, et, à son retour, il demanda qu'on lui permît d'aller étudier à cette école : Grégoire, qui ne se séparait de lui qu'avec regret^ le lui accorda cependant à h lin. Il resta trois ans et demi auprès d'Alcuin, et une circonstance toute forluilii le força seule aie quitter (c. 11). Liudger travailla ensuite, en qualité de missionnaire, sur les bords de l'Yssel, et, après la mort de Grégoire, il fit du ministère comme prêtre, dans le district d'Ostrache, où saint Bouiface fut mis à mort(2); enfin, il passa en même temps trois mois de l'année à l'éccde d'Itrecht (c. lo). Chassé, après sept ans, de sa paroisse par les Saxons, il alla visiter Rome et le Mont-Cassin, où il apprit ;i connaître la règle de saint Benoît. Mais, après son retour, Charlemagne lui confia cinq districts de la Frise à évangéliser : en cette qualité de missionnaire, il étendit son activité jusqu'à Helgoland lui-même (c. 19) : plus tard, au commencement du ix" siècle, Charlemagne lui donna l'évèché, nouvellement créé.

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