Cf. Dehio, Ib., p
2. Comme on doit l'admettre, si la translation mentionnée à la fin eut lieu dans cette même année.
3. C. 38 : « Verum no5, ne prolixior narratio onerosa fiât legentibus, liaec et alia multa intermisimus... Corpus autem ipsius sanctum... nos cum maxima fidelium turma etc., in nova quam tune dedicavimus, collocavimus basilica. »
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sifiration, il faut qu'Ansgar soit l'auteur do ce deuxième livre, tandis qu'il est pour le moins très invraisemblable qu'il ait écrit le premier (1). Qu'on le lui ait attribué, c'est ce qu'il est facile d'expliquer, attendu que^ depuis longtemps déjà, l'on regardait les doux livres comme ne formant qu'un seul ouvrage (2).
Un travail bien plus considérable, c'est la Vie de saint Ansgar lui-même (3), composée bientôt après sa mort par son élève favori et son successeur à l'arcbevêché do Hambourg, RniBERT, avec la collaboration d'un de ses condisciples (4). Elle est dédiée aux moines de Corbio. Ansgar avait été reçu, encore enfant de cinq ans, dans l'école de ce monastère. Il avait à peu près douze ans lorsqu'il y revêtit l'habit de moine. Sa nature religieusement extatique se manifesta de bonne heure dans des visions ou dans des songes, où son imagination exaltée lui faisait croire qu'il était immédiatement assisté par des puissances célestes. Ces visions lui revenaient toujours, quand il se trouvait dans quelque position critique ; elles le fortifièrent dans ses résolutions et le remplirent de consolation. Un de ces songes, qu'il eut à sa treizième année, lui montra le but idéal de sa vie (c. 3). La mort de Charles, l'empereur tout-puissant, qu'il avait contemplé lui-même dans toute sa magnificence, l'avait ébranlé profondément, en lui montrant toute la caducité de l'existence humaine. Pou do temps après, il se vit lui-même mort, en songe, et placé dans l'autre monde ; il subit les tourments du purgatoire, mais il goûta ensuite la félicité du paradis et il entendit la voix de Dieu lui disant : « Ya, tu reviendras avec la couronne du
1. Cela ne serait pas toutefois absolument impossible; mais, en ce cas, il faudrait qu'Ansgar eût composé la Vie bien longtemps avant l'autre livre.
2. Par exemple, Adam de Brème qui seul dit également qu'Ansgar est l'auteur de la Vie (B. I, c. 33) : k Ipse enim qui transtulit, et vitam et miracula ejus singulis libris comprehendit. » Il s'appuie apparemment sur la fin du deuxième livre, où l'auteur relate la translation qu'il fit faire luimême. V., p. 373, rem. 3.
3. VitaS. Anskarii, éd. D^ihlmann: dansles Monum. German.histor, script. (t. II, p. 683 sq.) ; — Dehio, op. c. , p. 42 sq. Krit. Ausführ. VI-IX ; — Dümm- 1er, Gesch. d. ostfrsenk Reichs., vol. I, p. 562 sq.
4. ^. Mta Rimberti, e. 9; quand nous en parlerons, nous reviendrons sur Rimbert lui-même.
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martyre ! » Ansgar no se pordit pas dans lo mysticisinr ; il .-lail si actif et si versé dans les études sci<'nlilii|m's «jiic déjà. ,1 l'âge de quinze ans, il cessa d'être un éli'vr pour devenir un maître, et un maître distingué. Personne, mieux ipic lui. n'était destiné à être missionnaire. Il lit même, (luchpies aimées après, un apprentissage tout particulier de celle canii'ie. Adalhard le prit, en 823, àCorvey (1), monastère dr fnndarK.n récente, pour le mettre à la tète de l'école ; il fut élu en même temps^ à l'unanimité, comme prédicateur attitré (c. G) du monastère.
Il ne s'agissait ici que de consolider le christianisme dans de nouveaux convertis. Quant à sa vie de missionnaire proprement dite, il ne commença à s'y livrer que lorsqu'il accepta, sur la proposition de Louis le Débonnaire, d'accompagner dans sa patrie (826) le roi de Danemark qui avait reçu le baptême à Ingelheim. Quatre ans plus laid, et toujours sur l'invitation de Louis, il se rendit en Suède, pays lointain el inconnu. Il eut, au début de son voyage, de grandes contrariétés à essuyer : peu avant de débarquer, des pirates lui volèrent toute sa fortune, et, notamment, les cadeaux de l'empereur pour le roi de Suède et les livres qui devaient lui servir pour les saints offices (c. 10) ; mais, plein de courage el de confiance en Dieu malgré cela, il resta fidèle à sa mission qui, du reste, fraya, en Suède, la voie au christianisme. Il y avait déjà fait bâtir la première église (c. 11), lorsque, deuxans et demi plus tard, il retourna dans sa patrie afin de rendre compte de ses travaux à l'empereur. Celui-ci, plein de joie de si beaux succès, reprit un plan de Charlemagne et créa, à Hambourg, un archevêché, qui devait être le plus ferme soutien de la mission du nord. Il en conféra la dignilé à Ansgar, qui reçut aussi, à Rome, le pallium avec sa nommation de légat apostolique. Dans l'école du monastère (ju'il fonda à Hambourg, il s'appliqua principalement à former des missionnaires, en achetant dans ce but des enfants parmi les Danois
et les Wendes (c. 15). Mais son aclivité à Hambourg eut une bien triste fin : des pirates danois envahirent la ville, en Sï-k