V. plus haut p
3. V. Bethmann, p. 270 sq. Un témoignage éclatant de ce talent, c'est l'extrait de Festus qu'on attribue maintenant à bon droit à Paul Diacre. V. là- dessus Mommsen, /. c, p. 55.
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ges en prose de l'auteur. Ce dernier n'est autre que l'élaboration, c'est-à-dire le développement et la continuation d'Kutrope, avec le titre iVflistoria roinana. Les relations de Paul avec la cour de Bénévent donnèrent naissance à cet ouvrage, composé vers 770 (1), c'est-à-dire avant le voyage de l'auteur en France. L'histoire romaine est dédiée à son élève Adelperga ; c'est même pour elle qu'il la composa. La duchesse n'aimait pas seulement,, ainsi que le dit la dédicace, à graver dans sa mémoire les paroles dorées des philosophes et les perles de la poésie, mais elle alî'ectionnait encore l'histoire, et elle prenait autant de plaisir à étudier l'histoire profane que celle du royaume de Dieu. Voilà pourquoi Paul lui avait donné à lire Eutrope (2). Mais ce livre n'était pas à même de la satisfaire, soit à cause de sa concision exagérée, soit parce que l'auteur, qui était un païen, y gardait un silence absolu sur l'histoire de la religion chrétienne et sur celle de l'Église. C'est là ce qui porta Adelperga à charger Paul Diacre de réparer ces lacunes. Non seulement ce dernier acquiesça au vœu de son élève, mais encore il continua jusqu'au règne de Justinien cet ouvrage , qui s'arrête à Valens ; il le mena même bien près de l'invasion des Langobards dans l'Italie, en ajoutant six nouveaux livres aux six qu'avait composés Eutrope. Paul fait précéder le texte d'Eutrope d'un coup d'œil sur Thistoire primitive de l'Italie (avant la fondation de Rome) ; pour l'élaboration de ce texte lui-même, il a mis à profit, relativement à l'histoire profane, saint Jérôme et Orose, l'ouvrage : Oingo gentis romanae (3), Aurelius Victor et la chronique universelle