‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 25 sur 263 · V. Dahn, /. c, p · texte numérisé non relu

V. Dahn, /. c, p

2. uCum ad imilationem excellentissimi comparis, qui noslra aetate solus paene principum sapientiae palmam tenet, ipsa quoque subtili ingenio et sagacissimo studio prudentium arcana rimeris, ita ut philosophorum aurata eloquia poetarumque gemmea dicta tibi in promptu sint, historiis etiam seu commentis tam divinis inhaereas quam mundanis, ipse qui elegantiae tuae studiis semper fautor extiti, legendam tibi Eutropii historiam tripudians obtuli. » Ce^passage répand déplus une grande lumière sur les relations entre Paul Diacre et le couple ducal.

3. D'après Mommsen (in Hermes, vol. XII), Paul aurait eu sous les yeux cet ouvrage au complet. Voy., sur les sources de Paul et la manière dont il les a mises à profit, l'écrit de Droysen et la prélace de son édition, p. xxxviii sq.

de Jordanes ; quant à ce qui est de Thisloire sacrée, laquelle du reste n'occupe que peu de place dans son travail, ce sont les deux auteurs nommés en premier lieu qui lui ont servi de guides. Les additions, tantôt longues, tantôt concises, sont des extraits, textuels autant que possible (1), qui s'encadrent dans le récit d'Eutrope, sans y toucher autant que faire se peut, en sorte que Paul ne change même pas les considérations personnelles de cet auteur. Aussi, la liaison estelle tout à fait extérieure ; elle ne consiste qu'en des termes tels que Igitm\ siquidem, circa haec tempora^ etc. Sous le rapport du style, Paul a fait par contre quelques changements en corrigeant des formes et des constructions inusitées. La continuation d'Eutrope (les six derniers livres composés par Paul Diacre) n'est elle-même qu'une compilation ; d'abord (jusqu'au livre treizième) il se sert encore des mêmes sources, et c'est Orose qui lui fournit le fil conducteur ; ensuite une fois ces sources taries, il prend pour guides, outre les œuvres de Jordanes, qui occupent maintenant le premier plan, les chroniques de Prosper et de Bëd(î, auxquelles il faut ajouter encore quelques autres sources moins exploitées et en partie même inconnues jusque-là. Paul suivait, paraît-il, en règle générale, pendant un certain temps, un seul de ses guides, se contentant d'encadrer les autres dans les extraits qu'il en faisait. Malheureusement il n^a pas procédé, dans son travail de compilation, avec le soin et la fidélité nécessaires, et ce reproche s'adresse notamment à la chronologie.

Un autre auteur ajouta encore plus tard à cette histoire romaine un livre de plus, qui n'est autre chose qu'un extrait de l'histoire des Langobards de Paul Diacre. Ce dernier avait en effet promis, dans la dédicace, de mener l'ouvrage jusqu'à l'époque où il vivait, et l'auteur dont nous parlons entreprit de réaliser les promesses de Paul (2). A la fin du siècle suivant ou bien au commencement du dixième, cet ouvrage eut encore une autre continuation, laquelle est de plus une élaboration

1. 11 abrégea seulement Orose, connu par sa diffusion. . 2. V. Bethmann, p. 310. Ce livre se trouve en appendice dans l'édition de Droysen. p. 396 sq.

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dans le goure de celle que l»aiil avait fail subir a Kulrupr I : ce dornior remaniement est l'œuvre d'un ccilain Landolfus Sag-ax. Intitulé plus tard : Ilistoria Diiseclhi, «•cl ouvra^-e fait avancer Thistoircf jusqu'à l'an 813, en prenant priucipalciiKMit pour base l'histoire ecclésiatique d'Anastase, écrite en 872. Cette histoire romaine, comme sa contiimation, jouit d'une grande réputation au moyen âge et eut une dill'usion extraordinaire.

Pendant son séjour en France, piobahlement en 78i(2i, Paul composa, à la prière de l'évoque de Metz, Ani^iliain, une histoire peu développée des évèques de Metz, à parlii' de saint Clément, le premier héraut de l'Évangile dans cdic ville. que saint Pierre lui-même y avait, dit-on. envoyé. Cet ouvrag-e a pour titre : Gesta episcoponun Mettensiiim ; il est composé sur le modèle de celui qui est connu sous le nom de : Gesta pontificuni Romanonim. Mais cette histoire n'est autre chose, en grande partie, qu'un simple catalogue de noms, auxquels Paul ajoute de courtes notices ayant leur origine dans la tradition. Seule, la notice de deux évoques est assez développée et repose sur des sources écrites; l'une, celle d'Auctor. contemporain d'Attila, s'appuie sur saint Grégoire de Tours et sur Fréîlég aire; l'autre est celle du chef de la race des Arnolphiens. De la vie de ce dernier, Paul ne raconte, il est vrai, que l'anecdote bien connue de l'anneau (3), anecdote qu'il avait entendu raconter par Charlemagne lui-même, et la légende de la bénédiction donnée par Arnolphe à son plus jeune fils; mais il parle en même temps des descendants de ce jeunefils jusqu'à Charlemagne et sa famille, etil montre, dans quelques traits caractéristiques, commentcette bénédiction s'est accomplie en eux. C'est là que Paul reconnaît^ en termes éloquents, la grandeur de Charlemagne (4) et qu'il loue^ en même temps, sa clémence envers les Langobards. C'est là également

1. L'auteur se servait, en etîet, presque des mêmes sources mi:5es àprolit par Paul Diacre. V. l'édit. de üroysen,p. lxv.

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