‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 26 sur 263 · Cf. vol. I, p.6i8, rem. i · texte numérisé non relu

Cf. vol. I, p.6i8, rem. i

i. « De quo viro nescias, utrutu viituLein in eo belücam, an sapicntiae cUritalemomniumqueliberalium arLiuiu magis admireris peritiam. »

que Paul a encadré les épitaphes que, sur Tordre de Charles, il avait composées pour les membres de la famille de l'empereur enterrés à Metz, dans l'oratoire d'Arnolphe : ce sont deux sœurs de Charles, sa seconde femme Hildegéh'de et deux filles de cette dernière. A la fin de Fouvrag-e, Fauteur traite encore avec détails de Chrodegang-, prédécesseur immédiat d'Angilram sur le siège de Metz : il rapporte, entre autres faits, que cet évêque était tout aussi éloquent dans sa lang'ue maternelle que dans la langue latine (1 ) .

Un autre opuscule de Paul sur Fhistoire ecclésiastique a, quant au sujet, certains liens de parenté avec Fouvrage précédent; il l'écrivit à Rome et peu après son retour de l'Empire des Francs (2) : c'est la Vie de Saint Gi^égoire le Grand, citée par Paul lui-même dans son histoire des Longobards. Mais ce n'est presque qu'une compilation du long chapitre que Bède, dans son Histoire de r Eglise, consacre à ce pape (3), ainsi que des ouvrages de saint Grégoire lui-même. De la façon dont il traite son sujet, Paul Diacre ne saisit pas ce qui a de l'importance au point de vue historique, car ce sont précisément les côtés les plus importants de l'activité de ce grand pape qu'il passe sous silence, son action politique à laquelle Rome dut son indépendance de Byzance, comme aussi sa réforme de la liturgie; il ne donne, pour ainsi dire, que sa vie privée. Il est digne de remarque toutefois que Fauteur ne fait pas mention des miracles de saint Grégoire (4), et ne les admet même pas en disant que saint Grégoire aurait bien pu faire des miracles, mais qu'il ne l'avait pas voulu (o).

1. « Fuit autem... eloquio facundissimus, tam patrio quamque etiamlatino sermone imbutus. »

Page 1