V. vol. I, p
4. En effet, ainsi que Fa montré Bethmann (p. 305), le chapitre qui en parle, dans les éditions comme dans la plupart des manuscrits, est une pure interpolation, en contradiction flagrante avec l'explication donnée précédemment par Paul lui-même.
5. « Jam vero utrum aliquibus vir iste tanti meriti miraculis claruerit, superfluo quaeritur, quod luce clarius constat quod is qui virtutum signa suis meritis valuit aliis quoque Christo largiente acquirere, si exegisset opportunitas, facilius poterat haec etiam ipse promereri. »
[42-43.] V. GREr.oun, iiistoria la\(;omaud()iu:m öl
L'histoire des Lang-obards,//z5/o?vV^ rjüu/ofjardonün, esl mie (ruvre bien autrement importante etl)icn autrement coiisidrrable que*ces écrits historiques antérieurs; c'est eHe qui fait la base véritable de la gloire de Paul Diacre. Six livres de cette histoire furent achevés au Mont-Cassin, après le rctouide Paul dans ce monastère. Dans un passage du dernier chapitre, l'auteur dit qu'il racontera en son lieu des événements arrivés un peu plus tard; il ressort de là que cet ouvrage est resté inachevé. La préface y manque aussi bien que la conclusion, je veux dire une conclusion générale pour tout l'ouvrage, car le sixième livre a été conduit à boime lin et la mort de Liutprand , un des rois les plus considérables (744), est une conclusion raisonnable. Les fautes contre la langue, qui n'ont pas été corrig-ées, témoignent elles-mêmes du manque d'achèvement de cet ouvrage (1).
Voici la division de la matière dans ces six livres. Le premier embrasse l'histoire des Langobards avant leur invasion en Italie. Paul y parle d'abord de leurs anciens domiciles dans la Scandinavie, ensuite de leur émigration, de leurs pérégrinations et de leurs combats jusqu'à la destruction de l'empire des Gépides par Albouin. L'auteur a encadré en outre, avant le dernier chapitre (27), deux chapitres appartenant au domaine de l'histoire générale. L'un (c. 26) répond manifestement à l'intérêt personnel de l'auteur : il est, en effet, consacré à saint Benoît, qui « brilla, en ces jours, par l'éclat de ses vertus, » et à la fondation du monastère du Monl-Cassin, par l'intermédiaire de ce Saint. Il y a ensuite deux poèmes de Paul en l'honneur des miracles de saint Benoit. L'autre chapitre (25) est principalement consacré à l'empereur Justinien dont l'auteur célèbre la gloire, comme législateur et comme conquérant, grâce aux victoires remportées parBélisaire principalement sur les peuples germaniques.
Le livre deuxième débute par une exposition des relations antérieures entre Narsès et les Langobards, lesquels étaient ses alliés dans la guerre contre les Goths, ainsi que par la conquête que ce général fit de l'Italie et par l'invitation qu'il