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2. Le moine de St. Gall, liv. I, ch. 2, fait d'Alcuin un élève de Bède.
3. Ce « roi de la Germanie, de la Gaule et de ritalie, » comme l'appelle Alcuin dans une lettre datée de 796 {Alcuini Epistolae, in Monumenta Alcuîniana, a Ph. Jaffeo praeparata, ediderunt Wattenbach et Duemmler. Berlin, 1873. Ep. 67 (p. 307).
['l.\ AL' LIVBIO OLATRIKME ()
cultiiro traditioiiiiello et christiano-romainc; cl, d'anlrc part l'assimilation de cette culture seule dirigea cette aspiialion vers un but déterminé et lui donna une consécration idéale. Seule, la Cité de Dieu, de saint Augustin, dont il lit plus tard sa lecture de prédilection, put révéler à Charles, dans toute sa plénitude, la signification chrétienne de l'empire [Fniperium).
Mais Charles ne se contenta pas d'appeler auprès de lui cet Anglo-Saxon distingué, ce maître qui, accompagné à(\ trois disciples, chargés de l'assister, Wizo, Fridugis et Sigulf, fit, en 782, son apparition à la cour impériale; il y fit venir en même temps deux savants italiens, le grammairien Pierre de Pise, déjà chargé d'années, et le Longobard Paul Diacre. Alcuin et Pierre furent les maîtres particuliers de Charles, le premier surtout, qu'il appelle son maître par excellence, tandis que les leçons du second se bornèrent à la grammaire, conformément à réducation italienne. Alcuin fut, en même temps, directeur de l'école de la Cour, qu'il restaura de fond en comble d'après l'esprit et le modèle du système scolaire anglo-saxon. Les Anglo-Saxons s'entendaient aussi à l'éducation des laïques, même dans les cercles les plus élevés : leurs maîtres les plus en vue étaient sortis eux-mêmes des premières familles; Aldhelme était, comme Egbert, d'origine royale. Plus les études avaient été jusque-là négligées à la cour des Francs (les descendants de Pépin ne savaient écrire leur nom, ce que savaient faire les derniers Mérovingiens), plus le désir de s'instruire devient alors grand et général : les femmes, comme les filles de Charles, sa sœur , sa cousine, prenaient part, elles aussi, aux leçons; l'usage en vigueur chez les Anglo- Saxons ne fut pas, sous ce rapport, sans influence (1).
Cet amour de l'étude passa très facilement de l'école dans la société. C'est ainsi que se forma peu à peu, à la cour, un cercle tout dévoué à la science, cercle qu'on a comparé à une académie et qu'on a désigné de ce nom. Alcuin lui-même appelle, une fois, ^crt^^em/a (2) les savants de la cour de Charlemagne.