Cf. vol. I, p
3. Dans la disposition de son ouvrage, Paul nous rappelle les procédés de Jordanes, en ce sens que tous deux commencent par parler du pays d'où
comme clore quo Paul a écrit son histoire, quoique, pour lui, Rome semble avoir plus de valeur que le Germanisme ; bien plus, tout on étant bon catholique et en écrivant dans la cellule d'un monastère, il aime mieux, à l'encontre de saint Grégoire de Tours, raconter les exploits et les méfaits fabuleux des héros de sa nation que les miracles des Saints; les récits qu'il nous fait, sans vernis de rhétorique comme sans onction de morale, nous exposent les événements d'une manière simple et fidèle, nous les rendent souvent palpables d'une manière frappante par la richesse des détails, et forment le plus grand attrait de son histoire nationale et franchement germanique. C'est dans ce sentiment poétique et populaire pour la légende et pour les mythes des origines de sa race que se montre, dans tout son jour, la nature germanique de notre auteur : ni l'éducation romane de Paul, ni son état ecclésiastique n'a réussi à la détruire. Cet ouvrage eut un grand nombre d'admirateurs, au moyen âge, comme nous le prouvent déjà plus do quinze extraits qu'on en fit^et les dix continuations qu'il eut.
l*armi les travaux théologiques de Paul Diacre, le recueil d'Homélies, dont nous avons souvent parlé, a été une anthologie habilement faite et bien appropriée au but à atteindre, non seulement à cette époque, mais même plus tard, ainsi que le montre la considération dont elle jouit longtemps (i). L'explication do la règle de saint Benoît est on dehors du cadre do notre étude : nous ne voulons donc mémo pas toucher à la question de savoir si elle nous a été conservée dans un manuscrit du Mont-Cassin (2) ; ce qui nous intéresse ici seulemont, ce sont les homélies qu'on a trouvées, sous le nom de Paul Diacre, au même monastère. Elles sont au nombre de quatre, mais une seule a do l'importance. Elle se rattache au
Ipur peuple lire son origine (pour l'un comme pour l'autre, c'est la Scandinavie), tout à l'opposé (le saint Grégoire de Tours, qui fait commencer son ouvrage avec la création. Paul voyait ici du reste un chemin tout tracé d,i[)s l'ouvrage : Oriyo rjcnt. Lan<joh.
1. Hlle resta pondant dix siècles en l'usage dans l'Église catholique. (Dahn, p. ?v2.) o c 4