Poelnelat., I, p
3. P. 43. Si cependant, à côté de juvenis, on fait entrer le vers suivant en ligne de compte : do nijm iiivpo florchat harhula mento, on serait plutôt porte à penser à un jeune homme encore dans la fleur de Tage, qui aurait eu le nom de Charles. On ne saurait cependant admettre que ce fût le fils de 1 empereur appolé Charles, lui aussi: il était encore trop jeune.
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force; il ne doit pas en prendre occasion pour se moquer encore de lui; si cependant il a envie de le faire, qu'il n'oublie point certain dactyle. Il y a donc ici une deuxième énigme, que Paul résout dans le petit poème en distiques : JampiUo, etc. (1). Le dactyle est Desine. Quant à l'autre énigme, que Pierre ne pouvait parvenir à deviner, Paul la résout dans un long poème de quarante-sept hexamètres [Candide lumbifido) (2), qu'il envoie à son compatriote, en le faisant suivre d'une nouvelle énigme. Nous avons donc, de cette manière, deux réponses de Paul à une seule lettre de Pierre. Un autre poème de Paul {Cmthiusoccidiias, etc., vingt-quatre hexamètres) (3), lequel est relatif à ces épitres, nous fait entrevoir d'autres luttes littéraires d'un genre satirique entre ces deux savants, bons amis à n'en pas douter; ces joutes poétiques ivavaient d'autre but que de divertir l'empereur.' C'est là, comme on le voit, une poésie de cour, de société.
Outre ces poèmes, Paul composa encore, pendant son séjour en France, des épitaphes en vers: ces dernières sont, en partie, bien supérieures à celles qu'on écrivait de son temps, sans en excepter Alcuiii lui-même. C'est ainsi qu'à la prière de l'abbé de Saint-Hilaire il en composa une pour le tombeau de Fortunat, qu'il était allé visiter (4), ainsi qu'un certain nombre, nous l'avons dit déjà (p. 50), pour les membres de la famille royale, à Metz. Parmi ces épitaphes, il s'en trouve une qui est excellente : c'est le joli poème, en dix-huit distiques, à la louange de la reine Hildegarde. Outre sa généalogie, Paul loue d'abord la grâce de sa douce et florissante beauté, qui surpasse celle du lys marié à la rose; cependant, cette beauté reste, chez elle, au-dessous des qualités du cœur et de l'esprit; elle est surpassée par sa douceur, sa prudence, son activité et sa belle humeur. « Mais, s'écrie ensuite le poète, qu'est-il besoin d'en dire davantage, puisque le suprême éloge pour toi est d'avoir su plaire à un si grand homme que ton