‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 38 sur 263 · Alcuinl Epp., od. 1, p. 479 etü27 sq · texte numérisé non relu

Alcuinl Epp., od. 1, p. 479 etü27 sq

3. Voir Zeitschrift f. deutsch. Alterth.,N. F. t. V, p. 143 ; eiPoetae lat., I, p. 77 ; il y est appelé, on même temps que Théodulplie, poeta divim<s. Duemnder y a publié aussi une courte épître d'Angilbert à son maître Pierre.

74 HIHERMCUS EXUL. AN(tILBERT [63-64.]

Il ne nous a été conservé de lui que quelques poèmes, dans lesquels il se nomme lui-même comme auteur; parmi eux, il n'y en a que deux de quoique importance. L'un, en trentequatre distiques, est une allocution à Pépin, qui revient victorieux dune campagne contre les Avares ; Angilbert le rencontra àLangres, pendant un voyage qu'il faisait en Italie, en 796: le poète lui dépeint avec quelle impatience il est attendu à la cour, en particulier par son père et par Charles, son frère aîné: il lui dit que Louis a consolé ce dernier en lui racontant un songe qu'il avait eu et dans lequel Pépin lui-même lui annonçait son prochain retour. Il lui décrit ensuite la réception cordiale que lui prépare toute la famille royale, et à laquelle il regrette amèrement, lui Angilbert, de ne pouvoir prendre part. Dans cette riante peinture on voit se refléter le charme du bonheur domestique à la cour de Charlemagne, au temps de la reine Luitgarde.

Ces mêmes sentiments de l'auteur se retrouvent encore dans l'autre poème, écrit en vers hexamètres, et dans lequel sont combinés la forme de Féglogue et celle de l'épître. Le nœud du poème est un dithyrambe en Thonneur de Charles et des amis (cari) du poète, et la forme est une imitation de la huitième églogue de Virgile, laquelle contient un combat de chant ; après trois lignes, on voit reparaître généralement les mêmes vers ; c'est un refrain dans lequel le poète engage son chalumeau à chanter, ou dans lequel aussi il répète d'autres vers (1). Charles-David y est célébré comme l'ami des poètes et le Mécène de la science ; c'est lui qui fait revivre la sagesse

\ . Voini le début du poème :

Surge, meo Domno dulces fac, fistula, versus : David amat versus, surge et fac, fistula, versus. David amat vates, vatorum est gloria David, Quapropter vates cuncti coiicurrite in unum Atque meo David dulces cantate camoenas. David amat vates, vatorum est gloria David. Dulcis amor David inspirât corda canentum, Cordibus in nostris faciat amor ipsius odas : Vatis Homerus amat David, fac, fistula, versus. Dav-id amat vates, vatorum est gloria David

Aicuini opp. éd. Proben, II, p. 014 : Vaptno lot , I, p. *360.

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des Anciens. Lo poMo y parle d«' la conslruclion de la cathédrale pour rachèvement de laquelle il implore le secours du ciel. Les « amis, » qui reçoivent, chacun à part, de nomhreux éloges, sont d'ahord les fils de l'empereur : ('harles, lequel' outre Pépin, sem])le avoir été particulicMemcnt cher à Angilbert, Gisèle, llDlrudc, Berthe « pour qui il donne à ses vers la recommandation de plaire, » et ensuite ses intimes : le primicier Aaron (Hildebald), Thyrsis et Ménalque. Là-dessus, le poêle dit à sa « lettre » [cartnla) de se rendre à la cour, d'y apporter ses chants et ses vœux, de parcourir ensuite les jardins enchanteurs où Homère (lui, le poète) avait coutume d«' prendre sa résidence avec ses enfants, auxquels il recommande de veiller sur sa maison et sur sa propriété jusqu'à son retour. Or» voit par là que l'abbé s'était fondé un domicile dans le voisinage d'un des châteaux impériaux et qu'il y goûtait les joies de la vie de famille, vie qu'il sait estimer à sa vraie valeur.

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